La région de Matam affiche un taux de prévalence des violences basées sur le genre (VBG) de 36 %, bien au-dessus de la moyenne nationale. Face à ce constat, la directrice régionale de la Famille, Bany Touré Dramé, a plaidé pour la mise en place de nouvelles stratégies de prévention et de prise en charge.
Ce plaidoyer, rapporte l’APS, intervient dans un contexte où les initiatives déjà menées n’ont pas suffi à inverser la tendance. En décembre 2025, la Direction régionale de la Famille avait formé 40 femmes leaders, baptisées « championnes genre », pour sensibiliser les communautés aux VBG, aux mariages précoces et aux mutilations génitales féminines.
Plus récemment, en mai 2026, le projet JAVA a impliqué des élèves du collège Mamoudou Touré de Matam comme relais de sensibilisation auprès de leurs camarades. Malgré ces efforts, la prévalence reste élevée, ce qui pousse les autorités à réclamer une révision des approches.
Des stratégies à repenser pour une région vulnérable
Les violences basées sur le genre touchent particulièrement les femmes et les filles, avec des conséquences graves sur leur santé physique et mentale. À Matam, le taux de 36 % illustre l’urgence d’une action renforcée.
Bany Touré Dramé insiste sur la nécessité de combiner prévention et prise en charge. Selon l’APS, la directrice régionale a plaidé pour de nouvelles stratégies afin d’éradiquer les violences basées sur le genre à Matam.
