(Vidéo) États-Unis – Venezuela : Donald Trump s’attribue une prise massive après l’arraisonnement de ce navire

Le Président Donald Trump a déclaré que les États-Unis ont réceptionné une quantité massive de pétrole en provenance du Venezuela. Cette annonce, formulée lors de son discours sur l’état de l’Union à Washington mardi soir, intervient alors que le Pentagone confirme la capture d’un troisième pétrolier ciblé par des sanctions dans l’océan Indien.

« Nous venons de recevoir de notre nouvel ami et partenaire, le Venezuela, plus de 80 millions de barils de pétrole », a affirmé le Président américain. Selon les éléments rapportés par Al Jazeera, Donald Trump s’est également félicité de l’augmentation de la production pétrolière américaine, en hausse de plus de 600 000 barils par jour, réitérant sa promesse de campagne axée sur l’exploitation des hydrocarbures avec la formule « drill, baby, drill ».

Ces déclarations s’inscrivent dans le sillage direct de l’opération militaire menée en janvier à Caracas. Des forces spéciales américaines avaient alors procédé à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro. Avant son arrestation, ce dernier avait accusé Washington d’utiliser l’animosité politique comme prétexte pour s’emparer des réserves pétrolières du pays. Quelques jours après cette opération, le 9 janvier, l’administration américaine a convié à la Maison-Blanche plusieurs géants du secteur, dont Chevron, Exxon Mobil et ConocoPhillips, avec la promesse d’ouvrir l’industrie pétrolière vénézuélienne aux entreprises américaines.

Sur le plan militaire, le département de la Défense a annoncé mardi l’interception d’un nouveau navire. « Trois bateaux ont fui et maintenant tous les trois ont été capturés », a indiqué le Pentagone sur les réseaux sociaux. La publication est accompagnée d’une (Vidéo) montrant des soldats descendant de deux hélicoptères, armes pointées vers le pont du navire lors de son arraisonnement.

Les forces américaines ont traqué ce bâtiment depuis les Caraïbes jusqu’à l’océan Indien. Identifié sous le nom de Bertha, le pétrolier fait partie des 16 navires ayant fui les côtes vénézuéliennes après l’enlèvement de Nicolas Maduro le 3 janvier. Samir Madani, cofondateur du site de surveillance TankerTrackers.com, a précisé à l’agence Associated Press que le Bertha transportait 1,9 million de barils de brut Merey 16, une qualité spécifique de pétrole vénézuélien.

Les données du système d’information maritime Equasis et du Trésor américain révèlent que le Bertha battait initialement pavillon des îles Cook lorsqu’il a été placé sous le coup de sanctions américaines liées à l’Iran. Il naviguait plus récemment sous un faux pavillon de l’île caribéenne de Curaçao, tout en étant géré par une société basée en Chine.

Cette saisie s’ajoute à la politique globale de l’administration Trump visant à étendre l’extraction pétrolière, y compris dans la réserve faunique nationale de l’Arctique en Alaska. Une orientation en faveur des énergies fossiles qui contraste avec les appels de plusieurs pays insulaires des Caraïbes. Frappées par des tempêtes tropicales de plus en plus violentes en raison des changements climatiques, ces nations réclament une transition urgente vers les énergies renouvelables.

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