Le tribunal d’instance de Mbour examine actuellement une affaire de faux mariage impliquant une Sénégalaise et son ex-concubin français. La prévenue, identifiée comme B. Diallo, est accusée d’avoir escroqué G.H.F. Bechu en percevant une pension mensuelle de 75 000 FCFA, versée entre 2017 et 2025, soit un total de 7,2 millions de FCFA.
Selon les éléments du dossier, rapportés par Kawtef, la mise en cause aurait obtenu un faux certificat de mariage après leur séparation en 2008. Ce document frauduleux lui a ensuite permis de saisir la justice et de se faire reconnaître comme épouse légitime, ouvrant droit à une pension que le plaignant a dû verser pendant près de huit ans.
À l’audience, B. Diallo a reconnu les faits. Elle a admis avoir fabriqué le certificat avec la complicité de son père. Face à elle, le ressortissant français a produit des preuves jugées accablantes. Il a notamment fourni des documents démontrant qu’il n’était pas sur le sol sénégalais à la date supposée de la cérémonie. Il a également établi qu’il s’était marié avec une autre femme en 2012, rendant matériellement impossible l’union alléguée.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de fraudes documentaires au Sénégal. En mai 2026, un réseau présumé de falsification avait été démantelé à Rosso. Un individu avait été interpellé pour avoir versé 50 000 FCFA à un intermédiaire afin d’obtenir un faux extrait de naissance destiné à sa femme. Les autorités enquêtaient alors sur une association de malfaiteurs spécialisée dans la production de faux documents administratifs.
Le tribunal de Mbour rendra sa décision le 23 juillet prochain.

