Une grand-mère blessée en séparant ses proches : le tribunal de Thiès prononce cette peine contre deux prévenues

Le tribunal des flagrants délits de Thiès a examiné, ce mercredi 11 mars 2026, un dossier impliquant quatre femmes issues de la même famille. Cette affaire de violences intrafamiliales, qui a conduit trois d’entre elles devant la justice, a mis en lumière une série d’altercations ayant entraîné des blessures physiques sur une personne âgée.

Le point de départ du conflit repose sur un différend opposant M. Fall, âgée de 22 ans, à sa tante M. Diène, 25 ans. Cette dernière est la deuxième épouse du père de la jeune femme. Selon les informations rapportées par Kawtef, la tension entre les deux protagonistes s’est rapidement transformée en une confrontation physique directe.

Au cours de cette bagarre, la grand-mère de la famille, M. Guèye, a tenté de s’interposer pour séparer les deux femmes. Estimant que la vieille dame prenait fait et cause pour sa tante, M. Fall s’est alors retournée contre elle. La jeune femme s’est saisie d’une bassine pour lui porter des coups, causant une fracture au bras de la septuagénaire. Une autre tante paternelle, B. Fall, s’est également retrouvée impliquée dans la scène.

L’intervention de la gendarmerie a abouti à l’arrestation des trois femmes. M. Fall et M. Diène ont été placées sous mandat de dépôt, tandis que B. Fall a bénéficié d’une liberté provisoire en attendant la tenue du procès.

À la barre, les versions des prévenues se sont contredites. Poursuivie pour coups et blessures volontaires (CBV), M. Fall a réfuté les accusations. Elle a nié avoir frappé sa grand-mère, l’accusant plutôt de favoriser systématiquement M. Diène. Elle a également rejeté la responsabilité de la bagarre, affirmant que sa tante l’avait insultée avant de tenter de l’ébouillanter avec de l’eau chaude. M. Diène a reconnu l’altercation physique, mais a fermement démenti l’usage d’eau chaude. B. Fall a, pour sa part, contesté toute participation active, une version corroborée par les autres parties.

Le témoignage de la grand-mère a constitué un élément central de l’audience. Face au juge, M. Guèye a formellement désigné sa petite-fille comme l’auteure de ses blessures, précisant avoir reçu des coups de bassine avant de s’écrouler et de se fracturer la main.

Dans son réquisitoire, le procureur de la République a demandé la relaxe au bénéfice du doute pour B. Fall, faute de preuves. Il a en revanche requis une peine de deux mois d’emprisonnement ferme contre M. Fall et M. Diène. Le tribunal a suivi ces réquisitions à la lettre : B. Fall a été relaxée, tandis que M. Fall et M. Diène ont été déclarées coupables de coups et blessures volontaires, écopant chacune d’une peine de deux mois de prison ferme.

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