La capitale sénégalaise est depuis ce mardi le point de convergence des acteurs économiques et institutionnels de la sous-région. Au menu des échanges, l’élaboration et l’application de règles communes destinées à assainir le fonctionnement des marchés ouest-africains et à protéger les usagers.
Selon les informations publiées par le journal Sud Quotidien, un séminaire national de trois jours s’est ouvert à Dakar le 10 mars. Cette rencontre, qui se poursuivra jusqu’au 12 mars, est spécifiquement consacrée au droit et à la politique de la concurrence. Elle rassemble un large panel composé d’autorités publiques, de chefs d’entreprise, de régulateurs ainsi que des membres de la société civile.
L’initiative bénéficie de l’appui conjoint de la Commission de l’UEMOA et de l’Union européenne. Lors des interventions, il a été précisé que cette dynamique s’inscrit dans le cadre du programme PACOSPRO. Ce dispositif, doté d’un financement dépassant les 3 milliards de francs CFA, a pour vocation de consolider les cadres réglementaires, de garantir la sécurité des produits de consommation et d’accroître la compétitivité des sociétés dans l’espace communautaire.
À l’ouverture des travaux, Amadou Tchambou, représentant résident de l’UEMOA au Sénégal, a mis en exergue la nécessité d’incorporer ce droit spécifique au cœur des stratégies économiques des États. « La concurrence n’est ni une idéologie ni une abstraction juridique. Elle incite les entreprises à innover, à offrir des prix justes et à améliorer la qualité de leurs produits et services », a-t-il affirmé.
Cette orientation est soutenue par le ministère sénégalais de l’Industrie et du Commerce, dont le Secrétaire général a rappelé le rôle stratégique de cette régulation pour l’ouverture des marchés et la création de richesses. Durant ces trois jours, les participants issus des administrations, des secteurs bancaire et assurantiel, des médias et des associations de consommateurs examineront en détail les pratiques anticoncurrentielles. L’objectif final de ces concertations est d’ancrer durablement une véritable culture de la transparence économique au sein de la sous-région.