Alors que les incertitudes planaient mardi sur l’éventualité d’une attaque américaine à grande échelle contre les infrastructures civiles iraniennes, une déclaration du président Donald Trump a marqué les esprits. Face au silence public entourant cette sortie, une voix influente de la scène internationale s’est élevée, mettant en lumière une fracture générationnelle grandissante face aux conflits au Moyen-Orient.
C’est la militante écologiste suédoise Greta Thunberg qui a pris la parole. Dans une vidéo publiée sur Instagram peu avant l’annonce d’un cessez-le-feu, elle a fermement condamné les propos de Donald Trump, qui avait affirmé qu’« une civilisation entière mourra ce soir ».
Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, la jeune femme a exprimé sa consternation face à l’absence de réaction globale. « Le président des États-Unis vient de dire qu’une civilisation entière va mourir ce soir, pour ne plus jamais revenir. Et personne ne réagit », s’est-elle indignée. Elle a appelé à refuser la normalisation de ce qu’elle qualifie de destruction systématique et de crimes de guerre, ajoutant qu’il n’est « pas trop tard pour dire stop ».
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte plus large de défiance de la jeunesse américaine vis-à-vis de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Selon les données compilées par plusieurs instituts et consultées par notre rédaction, un clivage générationnel net s’est installé dans l’opinion publique.
Une étude du Pew Research Center publiée mardi révèle que seulement 25 % des Républicains âgés de 18 à 29 ans estiment que la guerre empêchera l’Iran de développer l’arme nucléaire, contre 67 % chez les plus de 65 ans. Du côté des sympathisants démocrates, 60 % des jeunes sondés pensent que le conflit aggravera la situation des Iraniens, une proportion qui tombe à 48 % chez les aînés.
D’autres enquêtes confirment cette tendance. Un sondage d’Emerson College indique que près de 75 % des moins de 50 ans craignent le déclenchement d’une nouvelle guerre mondiale d’ici quatre ans. Même au sein de la base électorale de Donald Trump, le magazine Politico souligne que seuls 49 % des jeunes hommes se revendiquant du mouvement « MAGA » croient que leur président a un plan clair pour ce conflit, contre 70 % chez les plus de 35 ans.
Les experts expliquent cette opposition par le contexte historique dans lequel a grandi la « Génération Z », marquée par les guerres en Irak et en Afghanistan. Une enquête du Pew Research Center souligne d’ailleurs que seuls 39 % des 18-29 ans souhaitent que les États-Unis jouent un rôle actif dans les affaires mondiales, contre 73 % chez les seniors.
Cette méfiance s’étend également au conflit à Gaza. Les sondages montrent que 84 % des jeunes Démocrates et 57 % des jeunes Républicains ont une opinion défavorable d’Israël, des chiffres nettement supérieurs à ceux observés chez les plus de 50 ans. Greta Thunberg elle-même s’était déjà illustrée sur ce dossier, ayant été arrêtée puis expulsée par les forces israéliennes l’an dernier alors qu’elle participait à une flottille d’aide humanitaire destinée à l’enclave palestinienne.
Une déclaration d’une gravité extrême dite par un Idiot primitif instable et imprévisible mais qu’il ( Trump ) sache qu’il emportera dans sa tombe le rêve de briser le très résilient régime iranien