Le sud-ouest du Niger a été le théâtre d’une nouvelle incursion armée. Dans la nuit, des individus à moto ont pris d’assaut l’aéroport 401 de la base aérienne de Tahoua, située à proximité de la frontière avec le Nigeria. Une offensive qui a déclenché une riposte immédiate des forces de défense et de sécurité.
Selon les informations rapportées par l’agence de presse officielle nigérienne, relayées par Emedia, les assaillants ont ciblé les installations militaires de la base. Plusieurs hangars abritant des avions ont été endommagés par des tirs. L’intervention rapide des éléments de l’armée a permis de neutraliser plusieurs membres du commando, forçant le reste du groupe à battre en retraite.
La traque des fuyards a ensuite conduit à l’arrestation de cinq individus soupçonnés d’avoir participé à cette opération. Lors de leur interpellation, facilitée par la collaboration de certains habitants de la zone, une importante quantité de devises étrangères ainsi que divers équipements ont été découverts en leur possession. À l’heure actuelle, aucune revendication n’a été émise par un groupe armé.
Le gouverneur de la région de Tahoua, Suleiman Amadou Musa, a déclaré que la situation est désormais « sous contrôle ». L’aéroport a été déclaré « ouvert et sécurisé », permettant la poursuite normale des activités. Des opérations de ratissage restent toutefois en cours pour écarter toute nouvelle tentative d’infiltration. Les autorités locales ont invité les populations à maintenir leur vigilance et à signaler tout mouvement suspect via les numéros d’urgence.
Cette offensive s’inscrit dans un contexte sécuritaire spécifique. Elle fait suite à une précédente attaque survenue le 28 janvier 2026, qui avait visé l’Aéroport international Diori Hamani de Niamey et la base aérienne 101, au cours de laquelle une vingtaine d’assaillants avaient été neutralisés. À la suite de ces événements, le président de transition, le général Abdourahamane Tiani, avait accusé la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin d’être à l’origine de ces actes. Ces allégations avaient été catégoriquement rejetées par les autorités d’Abidjan et de Cotonou.