La capitale sénégalaise se prépare à devenir le centre névralgique d’une industrie en pleine expansion sur le continent. En juin prochain, un événement d’envergure réunira les acteurs d’un secteur économique dont la valeur régionale est estimée à plusieurs milliards de dollars, avec l’ambition de valoriser l’expertise locale face aux standards internationaux.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, Dakar accueillera les 18 et 19 juin 2026 la première édition du Salon International du Conseil en Afrique de l’Ouest (SICAO). Prévue au Centre International du Commerce Extérieur du Sénégal (CICES), cette rencontre vise à structurer l’écosystème du conseil. Un communiqué publié le 15 mars 2026 précise que l’événement rassemblera pour la première fois les professionnels régionaux et internationaux sous un même toit.
Les données financières du secteur expliquent le choix de ce calendrier. L’industrie mondiale du conseil dépasse actuellement les 1 110 milliards de dollars. Si le continent africain ne capte que 2 à 3 % de ce total, il enregistre l’un des taux de croissance les plus dynamiques, estimé à environ 7 %. À l’échelle sous-régionale, l’Afrique de l’Ouest représente 25 à 30 % de ce marché africain, pour une valeur oscillant entre 5 et 6 milliards de dollars. Cette progression est principalement soutenue par le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Nigeria, portés par l’émergence de cabinets locaux et panafricains de plus en plus structurés.
Durant ces deux jours, le programme du SICAO s’articulera autour de conférences de haut niveau, de rencontres B2B, de panels et d’ateliers pratiques. Les échanges seront structurés autour de huit thématiques majeures : le management et la performance, le leadership, la stratégie, la transformation digitale, la finance, le conseil au secteur public, le développement durable, ainsi que le financement des PME et startups.
Le salon s’adresse à un public varié comprenant des représentants gouvernementaux, des investisseurs, de grandes entreprises africaines et des cabinets de conseil. L’objectif affiché par les organisateurs est de positionner l’Afrique de l’Ouest comme un hub stratégique. Il s’agit de favoriser la production et l’exportation d’une expertise locale plutôt que de l’importer, afin de répondre aux besoins croissants liés aux réformes institutionnelles, aux transitions énergétiques et à la montée en puissance du secteur privé africain.