Un Français verse 4 millions de dot, puis sa fiancée annule le mariage trois jours avant

Au Sénégal, un projet de mariage entre un ressortissant français et une jeune femme a pris fin quelques jours avant la cérémonie prévue à Mbour.

F. Monteil affirme avoir engagé plusieurs dépenses pour sa fiancée, M. L. Kandji, et sa famille. Dans son récit de l’affaire, Senenews indique qu’il a notamment versé une dot de 4 millions de francs CFA, financé les études de la jeune femme et fait construire la maison familiale de son père.

Les deux s’étaient rencontrés en septembre 2024, alors que le Français séjournait sur la Petite-Côte. Le père de M. L. Kandji, hospitalisé à ce moment-là, s’était opposé à leur projet de partir vivre en France en concubinage. Il avait exigé que F. Monteil se convertisse à l’islam et épouse sa fille selon les préceptes de cette religion.

F. Monteil a accepté. En mars 2025, il est revenu au Sénégal pour rencontrer son futur beau-père et se convertir. Le couple avait fixé la cérémonie au 28 décembre 2025. La jeune femme avait également demandé 900 000 francs CFA pour organiser un enterrement de jeune fille avec ses amies de la Petite-Côte.

Le 25 décembre 2025, trois jours avant le mariage, F. Monteil est arrivé au Sénégal alors que les proches de la famille Kandji préparaient la cérémonie à Saly Portudal. M. L. Kandji lui a alors annoncé qu’elle ne se marierait pas avec lui. Elle a évoqué une maladie qui l’empêcherait d’avoir des enfants et lui a déclaré qu’elle était toujours amoureuse de son ancien compagnon. Elle a aussi affirmé que ses parents l’avaient contrainte à ce mariage.

Selon F. Monteil, cette rupture l’a laissé ruiné et il a fait une syncope. Il est reparti en France pour recevoir des soins, puis est revenu déposer plainte contre sa fiancée et le père de celle-ci pour escroquerie au mariage. À l’audience au tribunal d’instance de Mbour, il a réclamé 10 millions de francs CFA de dommages et intérêts. La plainte s’inscrit dans une série de litiges autour d’unions contestées dans la région : le même tribunal examine une autre affaire où B. Diallo est accusée d’avoir perçu, entre 2017 et 2025, une pension mensuelle de 75 000 francs CFA de son ex-concubin français grâce à un faux certificat de mariage, soit 7,2 millions de francs CFA. Elle a reconnu avoir fabriqué ce document avec la complicité de son père. Dans le dossier de F. Monteil, la contestation porte sur les dépenses engagées avant une cérémonie qui n’a finalement pas eu lieu.

O. Kandji a dit être reconnaissant envers le Français pour les travaux réalisés dans sa maison. Il a toutefois nié avoir poussé sa fille à le tromper ou à accepter un mariage contre son gré. Il a mis en cause la mère et l’oncle de la jeune femme, qu’il accuse d’avoir agi avec elle.

Le procureur de la République a requis l’application de la loi. Le tribunal a fixé le délibéré au 12 novembre 2026.

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