Ukraine : Washington accuse Zelensky de mensonge et se dit prêt à réorienter son aide vers un nouveau front

Alors que les affrontements se poursuivent sur le terrain avec de nouvelles pertes humaines, les relations diplomatiques entre Kiev et ses alliés traversent une zone de turbulences. En marge des discussions internationales, une passe d’armes verbale inattendue a éclaté entre le sommet de l’État ukrainien et le secrétariat d’État américain, révélant des divergences profondes sur la gestion de l’arsenal militaire et les conditions de paix.

Selon les données relayées par Al Jazeera, la Russie a mené une série de frappes sur plusieurs villes ukrainiennes, causant la mort d’au moins quatre personnes et faisant plus d’une douzaine de blessés. À Odessa, les autorités militaires locales ont recensé un décès et onze blessés, dont un enfant, suite à des tirs ayant endommagé des zones résidentielles et la toiture d’une maternité. Parallèlement, une frappe matinale sur un site industriel de Kryvyï Rih a coûté la vie à deux hommes. Dans la région de Poltava, l’entreprise énergétique d’État Naftogaz a signalé la mort d’une personne après des attaques de drones ciblant ses installations de production gazière pour la troisième journée consécutive.

Sur le plan diplomatique, les perspectives d’un cessez-le-feu s’éloignent, exacerbées par des tensions directes entre l’Ukraine et les États-Unis. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé lors d’une interview que Washington faisait pression sur son gouvernement pour céder la région du Donbass à la Russie, en échange de la finalisation de garanties de sécurité d’après-guerre.

Cette déclaration a provoqué une réaction frontale du secrétaire d’État américain, Marco Rubio. S’exprimant à Paris après les réunions du G7, ce dernier a catégoriquement démenti les propos du dirigeant ukrainien. « C’est un mensonge », a-t-il affirmé aux journalistes, précisant que les garanties de sécurité ne pourraient entrer en vigueur qu’à la fin du conflit pour éviter une implication directe des États-Unis, mais que cette condition n’était nullement liée à une cession de territoire. Cette sortie est d’autant plus remarquée que Marco Rubio était jusqu’ici perçu comme l’une des figures les plus favorables à la cause ukrainienne dans l’entourage du président Donald Trump.

Au-delà de ce démenti, le chef de la diplomatie américaine a ouvert la porte à une réorientation stratégique majeure. Marco Rubio a indiqué que les États-Unis étaient disposés à détourner l’assistance militaire initialement prévue pour l’Ukraine afin de soutenir l’attaque conjointe menée avec Israël contre l’Iran, un dossier qui concentre actuellement l’attention internationale sur le Moyen-Orient. Précisant qu’aucun équipement n’avait encore été réaffecté, il a souligné que cette option restait sur la table : « Si nous avons besoin de quelque chose pour l’Amérique et que c’est américain, nous allons le garder pour l’Amérique d’abord. »

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