La ville de Kharkiv, située dans l’est de l’Ukraine, fait face à une nouvelle vague d’attaques aériennes. Alors que le bilan humain s’alourdit sur le terrain, les efforts diplomatiques visant à instaurer un accord de paix entre Kiev et Moscou se heurtent à un obstacle majeur venu d’une autre région du globe.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, des frappes de drones russes ont visé mercredi une entreprise civile à Kharkiv, déclenchant un important incendie. Le gouverneur régional, Oleh Syniehubov, a indiqué que trois femmes et quatre hommes ont été hospitalisés. Le maire de la ville, Ihor Terekhov, a par la suite confirmé via l’application Telegram que les premières constatations faisaient état de deux morts. Les blessés, actuellement dans un état grave, reçoivent l’assistance médicale nécessaire.
Cette agglomération, la deuxième plus grande d’Ukraine, se trouve à seulement 30 kilomètres de la frontière russe. Fréquemment ciblée par des attaques aériennes et des drones, elle avait été encerclée au début de l’invasion à grande échelle il y a quatre ans, avant que les forces de Moscou ne soient repoussées en 2022. Samedi dernier, une précédente frappe de missile russe avait déjà détruit un immeuble résidentiel de cinq étages dans la même ville, causant la mort d’au moins dix personnes, parmi lesquelles figuraient deux enfants.
Sur le plan diplomatique, les États-Unis maintiennent la pression pour qu’un accord de paix soit trouvé, alors que la guerre entre dans sa cinquième année. Cependant, notre rédaction note que le troisième cycle de pourparlers tripartites a été interrompu. Les négociations ont été formellement court-circuitées par l’extension du conflit au Moyen-Orient, une crise majeure impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, qui paralyse désormais le processus de paix ukrainien.