Macky Sall s’est retiré de la course au poste de secrétaire général de l’ONU le 17 octobre, mais la désignation de son successeur reste sans accord. Le scrutin informel tenu la veille a mis en évidence les obstacles qui pèsent sur les candidatures.
Le Conseil de sécurité compte quinze membres. Un candidat doit obtenir neuf voix, tandis qu’un seul veto d’un des cinq membres permanents — Chine, Russie, États-Unis, France ou Royaume-Uni — suffit à bloquer sa nomination. Lors du vote du 16 octobre, chacun des trois candidats les mieux placés a reçu deux votes défavorables de permanents. Dans sa chronique, Mondafrique décrit une succession entravée par les divisions autour de Gaza et de l’Ukraine, ainsi que par les rivalités entre grandes puissances.
La Costaricienne Rebeca Grynspan a recueilli le plus de soutiens. Son expérience à la tête de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement et son rôle dans les discussions sur les exportations de céréales en mer Noire n’ont pas convaincu Washington. PassBlue rapporte que les États-Unis lui ont adressé un vote défavorable dès le 7 octobre. L’administration Trump rechercherait un profil « MAGA », tandis que Grynspan est perçue comme une « mondialiste ».
La Guyanienne Carolyn Rodrigues Birkett, soutenue par la Communauté caribéenne, est confrontée aux critiques liées à ses déclarations sur Gaza. L’organisation UN Watch lui reproche des positions jugées anti-israéliennes et anti-américaines. Son équipe conteste toutefois les informations selon lesquelles Washington s’opposerait à sa candidature.
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L’Argentin Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, a obtenu le plus grand nombre de votes défavorables au fil des scrutins. Washington et Paris le soutiennent, mais la Chine et la Russie lui sont moins favorables. Le dossier iranien suscite également des critiques de Téhéran, tandis que des réticences britanniques sont liées au différend entre l’Argentine et le Royaume-Uni autour des Malouines.
L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet avait, elle aussi, quitté la course en septembre, après de mauvais résultats aux votes informels du Conseil de sécurité. Les fonctions d’António Guterres prennent fin le 31 décembre.





