Un accord de cessez-le-feu d’une durée de dix jours entre Israël et le Liban est officiellement entré en vigueur, déclenchant des scènes de célébration à Beyrouth. Annoncée par le Président américain Donald Trump, cette trêve marque une pause attendue dans un conflit régional qui s’était intensifié depuis début mars.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la cessation des hostilités inclut formellement le Hezbollah. Dès l’activation de l’accord à minuit, des tirs de joie ont retenti dans le ciel de la capitale libanaise. Les familles déplacées ont immédiatement amorcé un retour vers le sud du Liban et la banlieue sud de Beyrouth, malgré les mises en garde des autorités déconseillant tout mouvement avant de s’assurer de la viabilité de l’accord sur le terrain.
Dans un communiqué détaillant ses opérations militaires de jeudi, le mouvement armé libanais a précisé avoir déclenché sa toute dernière attaque à 23h50, heure locale, soit seulement dix minutes avant l’entrée en vigueur de la trêve. Sur le plan sécuritaire, l’armée libanaise a signalé tôt vendredi des violations de l’accord par Israël, mentionnant des bombardements intermittents sur plusieurs villages du sud. L’armée israélienne ne s’est pas encore prononcée sur ces déclarations.
Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a exhorté le Hezbollah à respecter cet arrêt des combats. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié son adhésion au texte par la volonté de faire avancer les efforts de paix, tout en affirmant que les troupes israéliennes ne se retireraient pas de la zone de sécurité établie en territoire libanais. Côté libanais, le Premier ministre Nawaf Salam a salué cet aboutissement, le qualifiant d’objectif principal des récentes rencontres organisées aux États-Unis.
Pour consolider ce cessez-le-feu, Donald Trump a convié les dirigeants israéliens et libanais à la Maison Blanche, annonçant les premiers pourparlers significatifs entre les deux nations depuis 1983. À l’international, l’initiative a été officiellement saluée par le ministère iranien des Affaires étrangères, ainsi que par le Qatar, la Jordanie et Bahreïn.