Publicité pour forum-paix-secu-dakar

Transition agroécologique : le pôle expérimental de la Petite Côte cible le frein majeur à son déploiement

La transition agro-écologique prend forme à l’échelle locale au Sénégal. Depuis le début de l’année 2024, un consortium d’acteurs de la recherche et du développement accompagne la structuration d’un réseau territorialisé. Si les premières avancées techniques et organisationnelles sont établies, le déploiement de cette initiative fait face à une contrainte matérielle identifiée par les porteurs du projet.

Le département de Mbour, sur la Petite Côte, sert de cadre à cette dynamique. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR), la Dynamique pour une Transition Agroécologique au Sénégal (DyTAES) et le projet ART (Agroecology for Resilient Territories) y collaborent de manière étroite depuis février 2024. Sidi Tunkara, chercheur à l’IPAR et membre du comité technique de la DyTAES, précise que cette démarche vise à fédérer les acteurs locaux autour d’une vision commune et à structurer un réseau solide dédié à l’agroécologie.

L’approche choisie se distingue par sa transversalité. Elle intègre des secteurs interdépendants tels que l’agriculture, la pêche, l’élevage et la gestion des ressources naturelles, avec une attention spécifique portée à la préservation du littoral. Les activités de recherche-action participative ont conduit à un bilan d’étape jugé honorable. Parmi les réalisations concrètes figurent la cartographie des acteurs, l’instauration d’un processus d’analyse participatif et la définition de thématiques prioritaires pour le plaidoyer. Une première ébauche de feuille de route a également été validée afin d’assurer un pilotage stratégique des interventions et d’écarter toute improvisation.

Malgré la qualité de l’appui technique et institutionnel fourni par la DyTAES à l’échelle nationale, une difficulté majeure persiste : le manque de financement. Sud Quotidien souligne que les ressources financières actuelles demeurent insuffisantes pour soutenir l’intégralité des initiatives locales. Sidi Tunkara insiste sur le fait que l’engagement des acteurs sur le terrain doit impérativement s’accompagner d’un renforcement des moyens économiques pour atteindre les objectifs fixés.

L’ambition affichée par les initiateurs est de consolider ces acquis pour faire de la zone de Mbour et de la Petite Côte un espace de référence nationale, dont le modèle de coopération et d’innovation pourrait être reproduit dans d’autres territoires du Sénégal.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire