La situation sécuritaire et humanitaire au Moyen-Orient continue de mobiliser la communauté internationale. Alors que les hostilités s’intensifient sur le territoire libanais, la plus haute instance du Conseil de l’Union européenne vient de clarifier sa position officielle à l’issue d’un échange direct avec les autorités de Beyrouth.
Le président du Conseil de l’Union européenne, Antonio Costa, a publiquement qualifié la conjoncture au Liban de « terrifiante ». Dans une communication diffusée sur le réseau social X, le dirigeant européen a révélé s’être entretenu par téléphone avec le président libanais, Joseph Aoun, afin de lui transmettre un message de solidarité et de soutien de la part de l’institution européenne.
Au cours de cette déclaration, Antonio Costa a salué l’interdiction des activités militaires du Hezbollah décidée par le Liban, la qualifiant de « bonne décision ». Il a par ailleurs formulé des exigences précises à l’endroit des belligérants. Outre la cessation immédiate des attaques du mouvement chiite, le président du Conseil a formellement demandé à Israël de mettre un terme à ses opérations militaires. Il a exhorté l’État hébreu à engager des discussions directes avec les autorités libanaises, tout en insistant sur l’obligation pour toutes les parties de respecter le droit international et de préserver les civils ainsi que les infrastructures.
Ces prises de position interviennent dans un contexte d’escalade continue. Selon l’agence de presse Anadolu, l’armée israélienne a fait état, depuis le 2 mars, du déclenchement régulier de sirènes dans le nord de son territoire suite à la détection de tirs de missiles en provenance du Liban. En riposte, Israël a lancé une vaste campagne de frappes aériennes, ciblant notamment la capitale Beyrouth, et a pris la décision d’étendre son offensive terrestre, combinant des attaques intensives par voies aérienne et maritime.
Le bilan humain de cette offensive s’alourdit considérablement. Les données publiées par le ministère libanais de la Santé font état de 1 094 personnes tuées depuis le début du mois de mars dans le cadre des attaques israéliennes. Parallèlement, la ministre libanaise des Affaires sociales, Hanin al-Sayyid, a chiffré à plus de 1,162 million le nombre de personnes contraintes de fuir leurs foyers en raison de l’avancée et de l’intensité des opérations militaires.