Le sacre continental des Lions au Maroc a suscité une vague d’euphorie nationale, suivie d’une reconnaissance institutionnelle immédiate. En perpétuant la tradition des récompenses d’État, le Président Bassirou Diomaye Faye a octroyé des primes substantielles et des terres aux champions d’Afrique 2025. Cependant, au-delà de la légitime célébration, cette générosité soulève une problématique de gestion publique soulevée par nos confrères de Sud Quotidien : la soutenabilité de l’attribution systématique de foncier à chaque victoire sportive.
**Une tradition présidentielle maintenue et amplifiée**
Fidèle à une coutume établie par ses prédécesseurs, le chef de l’État a récompensé les vainqueurs de la CAN 2025 avec une prime individuelle de 75 millions de francs CFA et un terrain de 1500 mètres carrés. Les membres de la Fédération sénégalaise de football bénéficient également de cette largesse avec des parcelles de 1000 mètres carrés. Ce geste s’inscrit dans la lignée des actions d’Abdou Diouf envers les Lionnes du basket en 1997, d’Abdoulaye Wade pour la génération 2002, et de Macky Sall après le premier sacre continental.
**L’équation de la soutenabilité foncière**
Dans une analyse relayée par Sud Quotidien, l’ancien député et journaliste Ibrahima Sané pose un regard prospectif sur cette pratique. Avec une équipe nationale affichant une moyenne d’âge de vingt-six ans, le Sénégal dispose d’un groupe compétitif capable de remporter plusieurs éditions successives de la Coupe d’Afrique. Cette dynamique de succès, bien que souhaitable, place l’État face à une contrainte mathématique : la disponibilité des terres.
La question centrale demeure la capacité du patrimoine foncier national à absorber des dons récurrents de cette envergure, alors même que l’accès à une parcelle de 150 mètres carrés reste une épreuve pour le citoyen ordinaire. Le cumul de terrains par certains acteurs du sport, présents lors de plusieurs campagnes victorieuses, accentue ce déséquilibre potentiel vis-à-vis du reste de la population.
**Vers une codification officielle des récompenses**
Pour rationaliser cette démarche sans nier le mérite des athlètes, une structuration légale est avancée. Il ne s’agit pas de remettre en cause le principe de la gratification, mais de l’encadrer par un décret présidentiel ou une loi spécifique. L’objectif est de définir des barèmes clairs qui prendraient en compte :
* La nature de la compétition (CAN, Coupe du Monde, Jeux Olympiques) ;
* La catégorie concernée ;
* Le type de récompense allouée.
Cette approche permettrait d’inclure équitablement d’autres disciplines moins médiatisées comme l’athlétisme, le judo ou les arts et sciences, qui contribuent également au rayonnement international du Sénégal. Une tentative de codification avait déjà été initiée par Youssou Ndiaye, ministre des Sports sous le régime d’Abdoulaye Wade, soulignant la nécessité ancienne d’une méthode pour éviter que la reconnaissance nationale ne se traduise par un transfert disproportionné du patrimoine foncier vers une unique catégorie sociale.
Correction » C’est connu, la générosité doit tenir compte de ce dont dispose pour soi ,pour la famille et la NATION «
C’est conn la générosité doit tenir compte de ce dont dispose pour soi sa nation et famille ! La prospective est une Science que tout Etat doit pratiquer avec rigueur en pensant aux futures générations ! La TERRE et le premier BIEN DE LA NATION ! Vive le Sénégal que nous aimons 👍🇸🇳🕊🌿👍❤️