La récente déclaration du président américain concernant une pause dans les hostilités a suscité une réaction immédiate de la part de la République islamique. Alors que Washington évoquait des avancées diplomatiques, la haute direction iranienne a opposé un démenti formel, dénonçant une manœuvre de désinformation.
Selon l’agence Anadolu, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a pris la parole ce lundi pour rejeter catégoriquement l’existence de pourparlers avec les États-Unis. Sur le réseau social X, le responsable a qualifié ces allégations de « fausses informations ». L’objectif de ces rumeurs, selon lui, serait double : manipuler les marchés financiers et pétroliers mondiaux, et tenter d’extraire les États-Unis ainsi qu’Israël du « bourbier » dans lequel ils se trouveraient actuellement.
Cette sortie tranchante intervient en réponse directe aux propos tenus plus tôt dans la journée par Donald Trump. Le président américain avait affirmé avoir ordonné un report de cinq jours des frappes prévues contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes. Une décision qu’il justifiait par la tenue de discussions qu’il qualifiait de « très bonnes et productives » avec Téhéran au cours des dernières 48 heures, une annonce qui avait d’ailleurs provoqué un repli soudain sur ce marché clé.
Loin de confirmer cette accalmie, Mohammad Bagher Qalibaf a réitéré que le peuple iranien exigeait un « châtiment complet et exemplaire des agresseurs ». Il a par ailleurs assuré que l’ensemble des dirigeants du pays restaient unis derrière cet objectif, excluant toute désescalade négociée dans les conditions actuelles.
Pour rappel, la région traverse une crise majeure depuis l’offensive conjointe lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Cette escalade a déjà coûté la vie à plus de 1 340 personnes, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a multiplié les frappes de drones et de missiles ciblant le territoire israélien, ainsi que des bases militaires américaines réparties en Jordanie, en Irak et dans les pays du Golfe, entraînant des dégâts matériels et perturbant le trafic aérien mondial.