Système d’alerte inondations au Sénégal et les heures d’anticipation prévues

À l’approche de la saison des pluies, le Comité national de Gestion des Inondations (CNGI) a tenu une session élargie à Diamniadio. Présidée par le ministère de l’Hydraulique, cette rencontre a permis de définir la feuille de route pour faire face aux risques de fortes précipitations sur le territoire sénégalais.

Face aux prévisions de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) et de la Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau (DGPRE), les autorités misent sur une préparation en amont. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le ministre en charge de l’Hydraulique a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée pour l’année 2026. L’objectif est d’évaluer le niveau de préparation matérielle et d’identifier les contraintes opérationnelles afin de limiter l’impact des intempéries.

Sur le terrain, des directives précises ont été communiquées aux structures techniques, notamment l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) et la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. D’après Sud Quotidien, les opérations de curage et de nettoyage devront dépasser la barre des 600 km de canaux entretenus l’année précédente, avec une échéance fixée à la fin du mois de juin. En parallèle, les travaux de drainage en cours dans les villes de Touba et Tivaouane devront s’achever avant fin juillet 2026.

Le volet technologique occupe une place centrale dans cette nouvelle stratégie préventive. Un financement de 100 millions de FCFA a été débloqué pour l’acquisition d’équipements hydrométéorologiques, renforçant la surveillance dans le triangle Dakar–Thiès–Mbour. Ce dispositif s’appuie sur le radar météorologique mis en service en 2024. Le système d’alerte précoce déployé permettra de fournir des prévisions à très court terme, offrant un délai d’anticipation de deux à quatre heures avant les épisodes pluvieux extrêmes.

Pour optimiser ces interventions, une plateforme numérique de suivi a été annoncée. Elle centralisera les données pour une gestion en temps réel des sinistres. Le centre d’appel téléphonique « Allô Inondation 200 406 » sera également vulgarisé pour faciliter les alertes par les citoyens. Enfin, chaque site critique bénéficiera d’un plan d’action spécifique avec une structure chef de file désignée, appelant les collectivités territoriales à s’impliquer activement dans la gestion des déchets et l’entretien des canalisations.

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