Suisse : Le gérant du bar « Le Constellation » placé en détention après l’incendie meurtrier

Le ministère public du canton du Valais, en Suisse, a ordonné vendredi le placement en détention préventive de Jacques Moretti, gérant du bar Le Constellation à Crans-Montana. Cette décision judiciaire intervient dans le cadre de l’instruction sur l’incendie survenu lors des célébrations du Nouvel An, un drame qui a coûté la vie à 40 personnes et fait 116 blessés.

L’enquête progresse sur les responsabilités liées à cette tragédie. Jacques Moretti, ressortissant français de 49 ans, a été auditionné pendant près de sept heures à Sion avant d’être incarcéré. La justice justifie cette mesure par des risques de fuite, de collusion et d’interférences avec les investigations en cours. Son épouse, Jessica Moretti, âgée de 39 ans, a également été entendue mais laissée en liberté. Le couple fait l’objet d’une procédure pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence. Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, ces auditions se sont concentrées sur la situation personnelle des intéressés plutôt que sur les normes de sécurité.

Les circonstances du sinistre font l’objet d’analyses techniques approfondies. Les premiers éléments suggèrent que l’incendie a été déclenché par des bougies étincelantes de type « fontaines », dont le contact avec le plafond du sous-sol aurait provoqué un embrasement rapide, piégeant les clients. Des témoignages mentionnent également l’usage de feux d’artifice à l’intérieur de l’établissement. Parallèlement, des manquements administratifs ont été mis en lumière, les autorités communales ayant admis l’absence d’inspections obligatoires de sécurité entre 2020 et 2025.

Le profil du gérant est également examiné par les autorités. Jacques Moretti possède des antécédents judiciaires en France, ayant été condamné en 2008 pour proxénétisme aggravé et en 2010 pour fraude aux aides au logement. Le parquet de Paris a ouvert une enquête miroir pour assister les familles des victimes françaises, bien que la compétence pénale reste du ressort de la justice suisse.

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