C’est une ambition qui prend désormais une tournure officielle. L’ancien président sénégalais, Macky Sall, est formellement devenu le candidat de l’Union africaine (UA) pour le poste de Secrétaire général des Nations unies. Cette désignation institutionnalise les aspirations internationales de l’ex-chef de l’État (2012-2024) et le positionne comme le porte-étendard du continent dans la course à la succession d’António Guterres.
Ce soutien de l’organisation panafricaine n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une stratégie mûrement réfléchie visant à peser de tout son poids dans le processus de sélection, traditionnellement piloté par le Conseil de sécurité avant validation par l’Assemblée générale. Le profil de Macky Sall a été jugé idoine, fort de son expérience à la présidence tournante de l’UA en 2022 et de son plaidoyer constant pour une meilleure représentation de l’Afrique au sein des instances de gouvernance mondiale.
Cependant, des zones d’ombre persistent. Si la candidature est actée, l’Union africaine n’a pas encore dévoilé les contours précis de sa stratégie. Au Sénégal, cette nouvelle suscite des remous sur un échiquier politique encore marqué par les crises récentes. Des voix au sein du nouveau pouvoir expriment des réserves, jugeant délicat un soutien institutionnel à l’ancien président après les vives tensions qui ont secoué le pays entre 2021 et 2024.
La route vers le 38e étage du siège de l’ONU à New York s’annonce longue et semée d’embûches. La désignation finale dépendra d’un jeu d’équilibriste diplomatique entre les puissances membres du Conseil de sécurité et les dynamiques régionales. En choisissant d’unir ses forces derrière Macky Sall, l’Union africaine envoie un message clair : l’Afrique entend non seulement participer, mais aussi peser sur le choix du futur leader de la diplomatie mondiale.
Il ne sera jamais à ce poste