Soutien au « Plan Diomaye » : Le mouvement Ttc pointe la menace transfrontalière précise que ce projet doit désamorcer

L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du 11 février 2026 et résonne déjà fortement dans la partie orientale du pays. Alors que le Président Bassirou Diomaye Faye a instruit son Premier ministre de mettre en œuvre un programme spécial d’investissement pour cette zone géographique, les réactions locales ne se sont pas fait attendre. Au-delà de la satisfaction économique, un mouvement régional influent a tenu à souligner une dimension souvent occultée de ce plan : son rôle crucial dans la stabilité sécuritaire de la sous-région.

Le mouvement Tout Tambacounda (Ttc), dirigé par Daouda Maemile Camara, a officiellement réagi à la décision présidentielle instituant le « Plan Diomaye pour le Sénégal oriental ». Dans un communiqué relayé par Le Quotidien, cette organisation perçoit cette initiative non seulement comme une mesure de justice sociale, mais surtout comme une réponse stratégique à une urgence sécuritaire qui dépasse les frontières nationales.

Une réponse au vide sécuritaire

Pour le Ttc, l’enjeu de ce plan d’investissement transcende la simple construction d’infrastructures ou la valorisation des ressources minières. L’organisation insiste sur la position géographique particulière de Tambacounda, carrefour frontalier avec cinq pays, qui expose la région à des dynamiques complexes. Le mouvement alerte sur le fait que le sous-développement chronique a créé un terreau fertile pour des menaces extérieures tangibles.

Selon les termes du communiqué, laisser la jeunesse de cette région sans perspectives économiques revient à l’exposer directement « aux discours de groupes radicaux qui exploitent la pauvreté et le sentiment d’abandon ». Le mouvement identifie ainsi le développement économique comme le seul rempart viable contre la montée des trafics illicites et de l’extrémisme violent qui menacent la bande sahélo-saharienne. En offrant des services publics de qualité et des emplois décents, l’État renforcerait la résilience de la Nation face à ces pressions transfrontalières.

L’exigence d’une démarche participative

Si l’annonce du Chef de l’État est qualifiée de « rupture nécessaire » avec des décennies de marginalisation, le mouvement Ttc pose une condition stricte pour garantir l’efficacité du « Plan Diomaye ». L’organisation prévient que ce programme ne pourra réussir sans une inclusivité réelle.

Cette exigence implique l’association directe des acteurs locaux dans la conception et le suivi des projets : collectivités territoriales, chefferies coutumières, organisations de femmes et de jeunes, ainsi que la diaspora. À l’instar des préoccupations soulevées récemment par le secteur privé à Kédougou, le mouvement Tout Tambacounda se dit prêt à accompagner l’État pour transformer l’Est en un pôle de prospérité, à condition que la méthode soit participative.

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