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Sous Macky Sall, la retraite n’est plus un tourment (Ousmane Mbéry NDIAYE)

En exploitant la nouvelle convention collective interprofessionnelle, j’ai été pris de court par l’humaniste sous-tend cette réforme.
Le relèvement des pourcentages par année de service est une mesure d’une portée sociale incommensurable.
Avant cette réforme, un employé qui gagnait un salaire moyen de deux cent mille (200 000) F CFA pendant de plus 20 de service empocherait lors de son départ à la retraite une modique somme. Actuellement, ce même employé se retrouve avec une indemnité de fin de carrière de 17% de plus.

Cette situation est due par le relèvement des pourcentages appliqués au salaire moyen qui était de :
Au-delà de la 10 éme année le taux qui était de 40% passe à 45%.
L’autre fait qui mérite d’être souligner demeure la valorisation de l’ancienneté au-delà de la 20 éme à un taux de 50%. Cela constitue une mesure forte pour accompagner les retraités et réduire l’écart qui existe dans le traitement des retraités du secteur public et ceux du privé.
Ce sens élevé de l’équité sociale mérite aussi d’être magnifié. Je ne serai pas surpris de voir l’expérience de vie s’améliorer.

L’article 84 de la nouvelle Convention Collective est une véritable avancée dans le domaine de l’équité et de justice sociale. En dehors de l’aspect pécuniaire, c’est le moment de saluer les progrès remarquables notés dans le domaine de négociation collective avec la consécration ou l’instauration du comité du dialogue social au travail. Cette instance, jusque-là, absente dans les organisations pourrait booster la performance et faciliterait la mise en place des politiques de gestion prévisionnelle des emplois et compétences.

Il serait hasardeux de vouloir traiter en détail tous les progrès induits par cette nouvelle réforme mais je citerai quelques-uns à savoir :
• La lutte contre discrimination au travail ;
• Violence et harcèlement au travail ;
• L’égalité de traitement en matière d’emploi et profession
• La protection des femmes enceintes ou allaitantes
• L’accès au logement

Malgré ses élogieuses avancées, le gouvernement n’a pas encore considéré la législation du travail comme un instrument juridique de promotion de l’emploi.
Toutes les initiatives prises dans cette nouvelle convention tournent autour de la protection des personnes en situation d’emploi.
Il serait important lors de la révision du code du travail et de la convention de prendre en compte cette question pour bâtir les conditions d’absorption de la vague de demandeurs d’emploi. Cette dose de flexi-sécurité contribuerait à fortement à la stabilité sociale de notre jeune nation. Il y aurait certainement des résistances provenant des jeunes en début de carrière mais la solidarité intergénérationnelle doit primer sur nos considérations égocentristes.

En 2014, j’avais fendu une réponse à la hauteur de mes craintes lorsque M. Baidy AGNE abordait ce sujet. Actuellement, je me suis rendu compte que M. AGNE avait raison sur cette question. Ma posture ne me permet pas d’anticiper sur ce que devrait être la Flexi-Sécurité à la sénégalaise mais je suis convaincu que cette option demeure la solution idoine pour accéder au plein emploi.
Demain c’est l’emploi pour ceux qui en désirent.

*Ancien Secrétaire national du Meer
en charge des écoles et instituts de formation ;
Ancien Secrétaire Général des élèves
et étudiants Républicains de la région de Kaolack
Conseiller Municipale Thiomby,
Membre de la Cojer

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(3) commentaires

  • Diouf

    C’est vrai je peux vivre de ma retraite maintenant !!

  • Ndaye Kajou

    bravo c’est important de dire les bonnes choses aussi et merci Macky pour ça

  • 126

    A mon époque les gens n’avaient même pas de quoi manger avec leur retraite et ils vivaient avec l’argent de leurs enfants ce qui appauvraissait les generation plus jeune, heureusement que ce n’est plus le cas !