Les récentes manifestations en Iran continuent de susciter des réactions au sommet de l’État. Alors que des rapports médiatiques occidentaux font état de luttes intestines majeures en pleine crise, les autorités iraniennes ont officiellement pris la parole pour clarifier la situation entourant plusieurs figures politiques du pays.
Selon Al Jazeera, Téhéran a fermement rejeté les informations publiées par un média français affirmant que l’ancien président modéré Hassan Rohani aurait tenté de prendre le pouvoir au plus fort des contestations nationales du mois dernier. L’ambassade d’Iran à Paris a qualifié ces allégations de « récits purement fictifs ». Le rapport affirmait que Hassan Rohani, soutenu par des clercs influents, des commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, visait à renverser le Guide suprême de 86 ans, l’ayatollah Ali Khamenei, au pouvoir depuis 36 ans.
L’opération aurait échoué suite au refus de l’actuel chef de la sécurité, Ali Larijani, de s’y associer. En réponse, le bureau de Hassan Rohani a dénoncé une « poursuite des opérations psychologiques de sources américaines et israéliennes ». Dans un communiqué diffusé par les médias d’État, la représentation diplomatique iranienne en France a ajouté que cet article relevait d’une campagne organisée pour nuire à l’image du pays, le jugeant sans valeur ni crédibilité.
Les révélations de la presse française mentionnaient également l’arrestation de Hassan Rohani et de Mohammad Javad Zarif après les nuits de contestation meurtrières des 8 et 9 janvier. Une affirmation déjà démentie par les intéressés le mois dernier, Hassan Rohani ayant notamment publié des photographies lors de funérailles pour prouver sa liberté de mouvement. L’ambassade a précisé que les récentes arrestations de dirigeants réformistes étaient exclusivement liées à leurs déclarations publiques lors des troubles, et non à un projet de coup de force. Plusieurs figures de l’opposition, dont Mir Hossein Moussavi et l’ancien président Mohammad Khatami, ont récemment appelé à des réformes majeures, tandis que le Guide suprême a qualifié les troubles de « coup d’État » orchestré pour servir les intérêts des États-Unis et d’Israël. Les manifestations étudiantes ont par ailleurs repris cette semaine à Téhéran et dans d’autres grandes villes à la suite de la réouverture des universités.
Ces démentis s’inscrivent dans une série de réfutations officielles émises ces derniers jours. Le CGRI a balayé les revendications des Moudjahiddines du Peuple (MEK), un groupe qualifié de terroriste par Téhéran, qui affirmait avoir mené une attaque d’envergure contre le complexe abritant les bureaux du Guide suprême. Gholamreza Sanaei Rad, un haut commandant du CGRI, a indiqué qu’une telle opération dans une zone ultra-sécurisée de la capitale n’aurait pu passer inaperçue, les médias proches du pouvoir évoquant l’utilisation de tubes en PVC pour créer des nuisances sonores.
Enfin, la direction de la communication du président turc Recep Tayyip Erdogan a également rejeté des informations occidentales suggérant qu’Ankara préparerait une intervention militaire en Iran pour sécuriser ses frontières en cas de conflit ouvert avec les États-Unis, qualifiant ces allégations de désinformation.
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