Le bras de fer diplomatique entre Washington et Téhéran prend une tournure résolument offensive. Alors que des pourparlers sont en cours pour tenter de désamorcer la crise, le président américain a clairement défini l’alternative militaire qui se prépare en coulisses, impliquant un renforcement significatif du dispositif naval au Moyen-Orient.
Interrogé vendredi sur la stratégie américaine, Donald Trump n’a pas laissé de place au doute concernant ses intentions si la voie diplomatique venait à s’effondrer. La Maison Blanche lie désormais directement le déploiement de moyens supplémentaires à l’issue des discussions actuelles. « Eh bien, si nous ne parvenons pas à un accord, nous en aurons besoin », a tranché le chef d’État, évoquant la mobilisation d’une « très grande force ».
Cette montée en puissance, rapportée par l’agence Anadolu, se matérialise par l’envoi d’un second porte-avions dans la région. Il s’agit de l’USS Gerald R. Ford, dont le déploiement est prévu pour soutenir le groupe aéronaval de l’USS Abraham Lincoln, déjà positionné sur zone.
Le président américain a précisé que ce renfort « partira très bientôt », insistant sur le fait que l’option militaire reste « prête » et opérationnelle en cas d’impasse dans les négociations avec la République islamique.
Il va déclencher les hostilités dès que la puissance de feu américaine sur place sera suffisante pour anéantir les bases des gardiens de la révolution. En attendant il gagne du temps.