La tension diplomatique entre Téhéran et le Vieux Continent pourrait franchir un nouveau cap. Alors que l’Union européenne examine la possibilité de durcir sa position à l’égard de certaines entités iraniennes, les autorités de la République islamique ont tenu à clarifier les conséquences directes d’une telle décision. Ali Larijani, figure centrale du dispositif sécuritaire iranien, a détaillé le mécanisme de riposte qui s’appliquerait immédiatement aux forces militaires européennes.
Le Secrétaire général du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran a adressé une mise en garde explicite aux capitales européennes. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Ali Larijani a indiqué que toute décision de l’Union européenne visant à inscrire le Corps des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes déclencherait une mesure de réciprocité stricte.
Dans un message diffusé sur le réseau social X, le responsable iranien a affirmé que les armées des pays de l’UE soutenant cette démarche se verraient elles-mêmes attribuer le qualificatif de « terroristes » par Téhéran. Il a précisé que les dirigeants européens seraient alors tenus pour « responsables des conséquences » découlant de ce changement de statut juridique pour leurs troupes.
Cette menace repose sur un cadre législatif déjà établi. Ali Larijani a rappelé que l’Union européenne « sait parfaitement » qu’une loi adoptée en 2023 par le Parlement iranien prévoit cette classification automatique. Le texte stipule que si l’UE franchit le pas concernant les Gardiens de la révolution, les forces armées des pays signataires de la résolution tomberont sous le coup de la définition iranienne du terrorisme.
Ce mécanisme de réponse en miroir a déjà un précédent. En 2019, l’Iran avait appliqué une mesure identique à l’encontre de l’armée américaine. Cette décision faisait suite à la désignation par Washington du Corps des Gardiens de la révolution comme « organisation terroriste étrangère ».