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Sextape devant bébé : la commande inattendue de l’épouse révélée au tribunal de Pikine

Une affaire de mœurs mêlant adultère, enregistrement illicite et chantage sexuel secoue le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. Un éleveur de 35 ans est jugé pour avoir filmé ses ébats avec une jeune femme mariée, en présence de la fille de cette dernière âgée de moins de deux ans.

L’accusé, I. Diagne, domicilié à Yeumbeul, a comparu ce lundi. Il est poursuivi pour collecte illicite et diffusion de données à caractère personnel, chantage et corruption de mineur. Selon les éléments du dossier et les informations relayées par Kawtef, la vidéo intime a servi de moyen de pression pour extorquer des fonds à M. Diop, âgée de 21 ans. Après avoir subi le chantage de son amant pendant plusieurs mois, la jeune femme a fini par déposer une plainte auprès de la Division Spéciale de Cybersécurité (DSC).

Les deux protagonistes ont été déférés au terme de l’enquête préliminaire. Le 9 avril 2026, I. Diagne a été placé sous mandat de dépôt. M. Diop a quant à elle bénéficié d’une liberté provisoire, bien que poursuivie pour excitation de mineurs à la débauche. Lors de l’audience, le juge a rappelé qu’une clé USB contenant la vidéo a été versée au dossier. Sur ces images, le nourrisson apparaît en train d’applaudir pendant l’acte.

À la barre, les versions se sont frontalement opposées. M. Diop affirme que les faits, survenus en novembre 2025, découlent d’une agression. Elle accuse l’éleveur de s’être introduit dans sa chambre à 2 heures du matin, de l’avoir droguée avec une canette de bière, puis abusée sous la menace d’un couteau. À l’inverse, l’accusé plaide le consentement total, soutenant que la plaignante lui avait volontairement remis son téléphone portable pour filmer la scène et avait prétendu être divorcée. Des échanges de messages s’étalant jusqu’à 4 heures du matin ont également été présentés par la défense.

Dans ses observations, le procureur de la République a fragilisé la thèse de l’agression soutenue par la partie civile. Le chef du parquet a relevé que la vidéo incriminée a été réalisée avec l’appareil de la jeune femme, qui en a fourni le code de déverrouillage. Mieux, l’accusation souligne que M. Diop a personnellement commandé un véhicule de transport Yango pour permettre à I. Diagne de rentrer après les faits. L’avocat de la défense a plaidé la relaxe pure et simple pour son client. Le verdict de cette affaire a été mis en délibéré au 15 avril 2026.

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