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Sénégal : l’ex-Premier ministre Sonko écarté, un nouveau programme FMI en ligne de mire

Alors que le nouveau Premier ministre Al Aminou Lo, nommé le 25 mai 2026 en remplacement d’Ousmane Sonko, multiplie les signaux d’ouverture vers le Fonds monétaire international (FMI), une tribune citoyenne publiée par EnQuête+ met en garde contre les risques d’un nouveau programme d’ajustement. L’auteur, qui se présente comme un observateur de la vie politique sénégalaise, y dénonce un « glissement sémantique » du discours officiel, entre les ambitions souveraines du projet Pastef et les exigences de rigueur du FMI.

Le texte cite en exemple l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré, dont il reproduit un témoignage : « Nous avons subi les programmes d’ajustement structurel du FMI et de la Banque Mondiale, qui ont été catastrophiques, qui nous ont conduits, sous couvert de privatisation, à des liquidations, à l’affaiblissement de la fonction publique. » La tribune estime que le Sénégal, comme le Mali, doit bâtir un consensus national avant de conclure tout accord avec l’institution de Bretton Woods.

Un débat qui divise

Derrière cette mise en garde, c’est la fracture entre les deux visions qui refait surface : d’un côté, le camp présidentiel, incarné par Diomaye Faye, qui semble privilégier un retour vers le FMI pour sécuriser un cadre de financement stable ; de l’autre, les partisans d’un financement endogène, dont Ousmane Sonko était le porte-étendard. Le départ de ce dernier de la Primature, le 25 mai, a été perçu comme une victoire du premier camp, même si le nouveau PM Al Aminou Lo, ancien négociateur des eurobonds, affirme ne pas vouloir de rupture politique.

L’auteur de la tribune rappelle que le FMI évoque un « secret de polichinelle » : les conditionnalités orthodoxes (baisse des subventions, hausse des prix) pourraient frapper durement les populations déjà éprouvées par le coût de la vie. Il invite le gouvernement à ne pas sacrifier les intérêts du peuple, sous peine de voir s’éloigner la « forte adhésion » au projet souverainiste qui a porté Pastef au pouvoir.

La question reste en suspens : un nouveau programme sera-t-il conclu avec le FMI, et à quel prix ? Pour l’instant, les discussions techniques sont en cours, mais aucune annonce officielle n’a été faite.

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2 commentaires

  1. Autrement dit
    Entre Sonko qui livre la souveraineté financière aux banques ivoiriennes
    Et Diomaye qui opte pour le joug du FMI

    Que choisir ?

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