La brigade territoriale de Sébikotane a démantelé un réseau présumé d’escroquerie et de traite de personnes lié au système Qnet. Treize jeunes, qui étaient retenus dans une maison du quartier de Tangor, ont été secourus à la suite de l’intervention des gendarmes.
L’opération remonte au 7 mars 2026. Ce jour-là, les éléments de la gendarmerie ont procédé à l’arrestation de trois individus installés dans une maison louée dans ce quartier. Les suspects sont identifiés comme K. S. Judichael, de nationalité ivoirienne, M. Bamba, ressortissant guinéen, et B. Diakité, de nationalité malienne, renseigne Seneweb visité par Senego.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les mis en cause auraient mis en place un réseau destiné à attirer de jeunes candidats en leur promettant des emplois bien rémunérés et des opportunités de voyage vers l’Europe.
Pour parvenir à leurs fins, ils utilisaient notamment les réseaux sociaux, en particulier Facebook, afin d’entrer en contact avec leurs cibles. Une fois arrivées sur place, les victimes étaient contraintes d’intégrer un système de vente pyramidale associé à Qnet et encouragées à recruter d’autres personnes à leur tour.
Au total, treize jeunes auraient été piégés par ce stratagème. D’après leurs témoignages, ils vivaient dans des conditions difficiles, marquées par une alimentation insuffisante, la confiscation de leurs documents et une pression constante pour soutirer de l’argent à leurs proches ou recruter de nouvelles victimes.
Les enquêteurs estiment que ce système aurait permis aux organisateurs d’encaisser environ 7 120 000 francs CFA.
L’affaire a été révélée lorsque l’une des victimes, identifiée sous les initiales A. Richard, a réussi à s’échapper avant de se présenter à la brigade territoriale de Sébikotane pour signaler la situation. Alertés, les gendarmes se sont immédiatement rendus sur les lieux, libérant les jeunes retenus et interpellant les présumés responsables.
Placés en garde à vue, les trois suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, traite de personnes, séquestration de plus de dix jours et pratique de vente à la boule de neige.
À l’issue de leur garde à vue, ils ont été déférés le 10 mars 2026 devant le Tribunal de Grande Instance de Rufisque.