Saly-Portudal : le HCDS réclame plus de transparence dans la gestion du pétrole et du gaz sénégalais

Selon Sud Quotidien, le Haut Conseil du Dialogue social (HCDS) a tenu sa 43ᵉ Assemblée plénière à Saly-Portudal du 11 au 13 mai 2026. Pendant trois jours, acteurs institutionnels, experts et partenaires sociaux ont débattu de la gouvernance des ressources naturelles au Sénégal.

Le président du HCDS, Mamadou Lamine Dianté, a insisté sur l’importance d’une gestion transparente et équitable des richesses nationales. Il a rappelé que les découvertes récentes de pétrole et de gaz placent désormais le Sénégal dans le cercle des pays à forte économie extractive.

Concrètement, les champs pétroliers de Sangomar et les gisements gaziers de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) sont considérés comme des leviers majeurs de financement des politiques publiques. Mais Dianté a souligné que l’exploitation exige une gouvernance vertueuse, fondée sur la transparence, la justice sociale et la durabilité environnementale. Il a cité l’article 25-1 de la Constitution, qui stipule que les ressources naturelles appartiennent au peuple.

Le HCDS entend jouer son rôle de médiateur entre l’État, les entreprises extractives, les travailleurs, les collectivités et les populations. Selon Dianté, le secteur concentre des intérêts multiples susceptibles de générer des tensions sociales, d’où la nécessité d’un dialogue permanent basé sur des données fiables.

Le Sénégal a obtenu la note de 89 sur 100 lors de sa troisième validation par l’ITIE internationale, confirmant son leadership africain en matière de redevabilité. Le HCDS a invité les participants à renforcer leur engagement pour une gouvernance inclusive, afin que les revenus du pétrole, du gaz et des mines profitent durablement aux populations.

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