Le Bureau des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a réagi officiellement aux informations concernant la reprise imminente des activités au poste frontière de Rafah. Si cette perspective est accueillie favorablement pour soulager la population de Gaza, l’organisation internationale pose un constat lucide sur la capacité réelle de ce seul corridor à répondre à l’urgence humanitaire.
L’annonce a été formalisée par Ali Shaath, chef du nouveau comité de transition de Gaza. Lors d’une cérémonie de signature de la Charte du Conseil de la Paix, ce dernier a indiqué que le passage frontalier reliant l’enclave palestinienne à l’Égypte serait de nouveau opérationnel dès la semaine prochaine. Cette réouverture, attendue de longue date, doit concerner la circulation dans les deux sens et s’appliquer aussi bien aux personnes qu’au transport de marchandises.
Sollicitée par l’agence Anadolu, Olga Cherevk, porte-parole de l’OCHA à Gaza, a confirmé l’importance de cette évolution. L’agence onusienne espère une mise en œuvre rapide du dispositif. « La reprise du passage des marchandises via Rafah permettrait d’accroître le flux de fournitures humanitaires, ce qui renforcerait l’ampleur de la réponse humanitaire », a-t-elle précisé, soulignant l’impact direct sur le volume d’aide entrant.
Cependant, l’ONU tempère l’optimisme ambiant par une analyse pragmatique des besoins. Pour le bureau humanitaire, la réouverture de Rafah, bien que nécessaire, ne saurait suffire à elle seule. L’OCHA maintient sa demande pour une ouverture « complète et durable » de points d’accès supplémentaires. L’organisation insiste spécifiquement sur la nécessité d’ouvrir davantage de passages au nord de la bande de Gaza ainsi que depuis l’Égypte, pour faciliter le transit des biens humanitaires, du personnel et des livraisons commerciales.
La porte-parole a également tenu à rappeler un principe de sécurité fondamental concernant les flux de population. Selon les directives de l’ONU, les mouvements, qu’il s’agisse de départs ou de retours via ces corridors, doivent impérativement s’effectuer sur une base volontaire et sécurisée.