Lors du panel consacré au 50e anniversaire de la Marche verte, organisé vendredi par l’ambassade du Maroc au Sénégal, le chercheur Abdou Latif Aïdara a défendu une lecture de l’autodétermination compatible avec la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Selon lui, le droit international ne réduit pas nécessairement l’autodétermination à l’indépendance.
L’universitaire a rappelé que la résolution 1514 des Nations unies ouvre plusieurs possibilités, notamment l’indépendance ou l’intégration à un État, à condition que le choix soit libre, volontaire et démocratique.
« Chaque fois qu’on parle de référendum, les gens pensent à l’indépendance. Chaque fois qu’on évoque l’autodétermination, les gens pensent également à l’indépendance. Mais non. Selon les Nations unies, l’autodétermination peut prendre plusieurs formes », a-t-il expliqué.
Le professeur Aïdara a notamment insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité territoriale des États. Il a également évoqué les dimensions culturelles et historiques du dossier, soulignant que les conceptions de l’autodétermination peuvent varier selon les civilisations. À ce titre, il a mis en avant la notion d’allégeance dans la tradition islamique, qu’il considère comme un élément important dans la compréhension des relations historiques entre le Maroc et les populations du Sahara.
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Il a défendu également une solution politique reposant sur trois piliers indissociables : « la souveraineté du Royaume du Maroc, l’autogouvernement des populations et leur adhésion librement exprimée ». Pour lui, « aucun de ces trois piliers ne tient seul ». Leur articulation constitue, selon sa lecture, la condition d’une paix durable au Sahara, dans le cadre de la souveraineté marocaine.



