Au Royaume-Uni, des millions d’électeurs se rendent aux urnes ce jeudi pour des élections locales présentées comme le test électoral le plus important pour le Premier ministre britannique Keir Starmer depuis l’arrivée au pouvoir de son gouvernement en 2024. Le scrutin se déroule en Angleterre, en Écosse et au pays de Galles.
Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures et doivent fermer à 22 heures. Les résultats sont attendus dans la nuit, avec une partie des annonces prévue vendredi. Le vote doit permettre de renouveler environ 5 a0000 sièges dans les conseils locaux, plusieurs postes de maires en Angleterre, ainsi que des sièges dans les Parlements dévolus écossais et gallois.
Dans ce scrutin, des formations d’extrême droite et de gauche sont données en progression, ce qui pourrait infliger un revers au Parti travailliste au pouvoir. Le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour, utilisé en particulier en Angleterre, signifie qu’un candidat n’a besoin que d’obtenir plus de voix que ses adversaires, sans majorité absolue, comme le rapporte Al Jazeera.
Keir Starmer a voté plus tôt dans la journée aux côtés de son épouse, Victoria Starmer, à Westminster Chapel. Sa popularité a reculé depuis son entrée en fonction. Son gouvernement fait face à des difficultés sur le terrain de la croissance économique, alors que de nombreux ménages subissent une crise du coût de la vie, liée en partie à la hausse des prix de l’énergie dans le contexte des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient.
Le Premier ministre britannique a aussi été confronté à une controverse autour de Peter Mandelson, renvoyé de son poste d’ambassadeur aux États-Unis en raison de ses liens avec le défunt délinquant sexuel Jeffrey Epstein. Les sondages mentionnés dans l’article font également état d’une progression du chef du Parti vert Zack Polanski, qui se présente comme un « éco-populiste », et de Nigel Farage, cofondateur du parti de droite Reform UK. Le week-end dernier, Keir Starmer a écrit sur Substack que la réponse à la période actuelle ne résidait ni dans un gouvernement passif ni dans des populistes proposant, selon ses mots, des réponses faciles. Des analystes estiment enfin que ce scrutin pourrait marquer un affaiblissement du traditionnel duopole entre travaillistes et conservateurs.