L’avant-projet de révision constitutionnelle du Sénégal redessine progressivement l’architecture de l’exécutif, en consolidant le rôle du Premier ministre dans la conduite de l’action gouvernementale, la production des normes et la sécurisation du processus institutionnel, notamment en période électorale.
L’article 42 introduit une évolution notable : la politique de la Nation est désormais déterminée par le Président de la République « en concertation avec le Premier ministre ». Cette disposition consacre une logique de co-construction des orientations nationales, atténuant la verticalité traditionnelle de l’exécutif.
Dans le même esprit, l’article 53 affirme que le Gouvernement « conduit et coordonne la politique de la Nation sous la direction du Premier ministre ». Cette formulation renforce son rôle de chef opérationnel de l’action gouvernementale, chargé d’assurer la cohérence de l’action publique.
Sur le plan normatif, l’article 80 consacre une avancée importante en reconnaissant au Premier ministre l’initiative des lois, aux côtés du Président de la République et des députés. Il devient ainsi un acteur direct de la production législative, et non plus un simple exécutant de la volonté présidentielle.
L’article 74 renforce également sa place dans le jeu institutionnel en lui permettant de saisir la Cour constitutionnelle. Ce pouvoir lui offre un levier de contrôle et de sécurisation juridique des textes, participant à l’équilibre entre les pouvoirs.
Pris ensemble, ces articles traduisent un rééquilibrage progressif de l’exécutif : sans modifier la nature présidentielle du régime, l’avant-projet renforce la place du Premier ministre comme acteur central de coordination, d’initiative et de régulation institutionnelle.
Je suis la politique depuis des décennies,mais maintenant avec le pastef,ils veulent chambouler,uniquement pour satisfaire à leur leader sonko. Il faut dissoudre tous les institutions c’est bien, aux lieux de créer des lois imaginaires. Dans tout cela quelle est le rôle du président élu . Pastef nous ne s’avons pas ou est ce que le peuple Sénégalais vous suivra. sonko rêve toujours d’être président du Sénégal .
Mais on dirait que sonko dou sénégalais waydinguéne dé niémé seug ragal séug inchallah
Grave pour mon pays
Un hyper premier ministre de la République face à un hypo Président de la rue du palais
Vous avez commandé de la politique, politique vous aurez.
Ces changements, il faut les voir autrement. Dioumaye Yoroul Foulah est toujours dans la manœuvre et dans la diversion. Ces changements c’est juste pour amuser la galerie. Il n’y a rien de substantiel. L’assemblée nationale doit légiférer pour réduire les prérogatives présidentielles. C’est ça la véritable rupture attendue.
Tant que le pm est nommé et demi par le PR, je ne vois pas d’où il tire son statut de super pm. C’est Sonko qui vous dérange, sauf que lui il aspire à être PR et non rester un PM advitam eternam. Une réforme c’est pour l’avenir messieurs dames .
@TELLI pour ton info SONKO dirige se pays sula metei nga dem BURUNDI ok
Non. Sonko reve de sortir le Senegal du trou dans lequel on l’a enseveli depuis 66 ans! Et tous les moyens sont bons. Rien d’autre.
T’y te trompes justement. Si Sonko pensait à lui seul, il allait les choses tel quel pour avoir tous les pouvoirs en 2029. Mais comme d’habitude, sa générosité le pousse naturellement vers le partage et compte gouverner plus tard dans cet esprit. Souhaitons qu’il ne change pas au vu de l’ingratitude apparente de Diomaye Faye