La Présidence de la République a soumis un projet de révision constitutionnelle qui introduit une évolution significative dans l’organisation du pouvoir exécutif. Au cœur de cette réforme figure une disposition majeure : la possibilité pour le Premier ministre de présider le Conseil des ministres, sur délégation du chef de l’État.
Selon les nouvelles orientations prévues à l’article 42, le Président de la République conserve pleinement sa prérogative de présider le Conseil des ministres. Toutefois, il peut désormais en confier la direction au Premier ministre, dans une logique de flexibilité et d’efficacité. Cette innovation institutionnelle vise à adapter le fonctionnement de l’exécutif aux réalités contemporaines de la gouvernance publique, souvent marquées par des impératifs de réactivité et de continuité de l’action de l’État.
En consacrant cette possibilité, la réforme entend également renforcer le rôle opérationnel du Premier ministre. Ce dernier se voit ainsi investi d’une responsabilité accrue dans la coordination de l’action gouvernementale et dans la mise en œuvre des politiques publiques. Une telle évolution pourrait s’avérer déterminante, notamment en cas d’indisponibilité du chef de l’État ou dans des contextes nécessitant une délégation plus active des fonctions exécutives.
Pour autant, le texte ne remet pas en cause l’équilibre fondamental des institutions. Le Président de la République demeure au sommet de l’architecture étatique. Garant de la Constitution, de l’unité nationale et du bon fonctionnement des pouvoirs publics, il continue de définir les grandes orientations de la politique nationale, en concertation avec le Premier ministre.
Pour ceux qui détestent Ousmane Sonko et qui croient que c’est en sa faveur , attendons de voir qui en sera réellement le bénéficiaire.