Une découverte matinale au sein d’une structure sanitaire a rapidement mobilisé les forces de l’ordre ce week-end. L’alerte donnée par le personnel médical a déclenché une série d’investigations aboutissant à l’interpellation d’une jeune femme, contrainte de s’expliquer sur les circonstances l’ayant poussée à laisser son enfant derrière elle.
Les événements se sont déroulés dans la nuit du 7 au 8 mars 2026, au poste de santé de Diamaguène-Centre, dans la commune de Kaffrine. Selon les informations consultées par notre rédaction via Kawtef, une patiente s’est présentée à la maternité où elle a donné naissance à une fille aux alentours de 19 heures. La situation a basculé au milieu de la nuit. Profitant d’un moment de flottement au sein du personnel de garde, la mère a discrètement quitté les locaux vers minuit, laissant le nourrisson sur place.
Ce n’est qu’à 5 heures du matin que l’infirmier-chef de poste (ICP), B. D., a constaté l’absence de la patiente et la présence du bébé seul. Le commissariat central de Kaffrine a été immédiatement saisi. Les recherches entamées par les policiers ont permis de localiser et d’appréhender la fugitive. Identifiée comme T. K., une technicienne de surface de 19 ans de nationalité guinéenne domiciliée dans le quartier, elle a été placée en garde à vue.
Lors de son audition, la mise en cause a reconnu les faits. L’explication de son geste repose sur une incapacité matérielle et morale à assumer cette naissance, consécutive à l’attitude du géniteur présumé. Elle a déclaré être tombée enceinte d’un chauffeur de camion, nommé M. D., rencontré au marché central. D’après ses dires, cet homme a catégoriquement refusé de reconnaître la paternité avant de quitter la ville sans laisser d’adresse.
L’enquête a également cherché à déterminer d’éventuelles complicités. La grande sœur de la mère, F. K., âgée de 20 ans, l’avait accompagnée à la maternité avant de repartir vers 23 heures. Interrogée par les enquêteurs, elle a nié toute implication, affirmant que la grossesse avait été cachée à l’ensemble de la famille et qu’elle ignorait le projet de sa cadette.
Actuellement, le nouveau-né a été confié à la maîtresse sage-femme de la maternité, dans l’attente d’une prise en charge par l’Action éducative en milieu ouvert (AEMO). De son côté, la mère reste à la disposition de la justice, le parquet ayant été informé de la procédure en cours.
Pas de prison pour elle svp . Cette fille mérite une double assistance . Le chauffeur doit être recherché et lui imposer des testes ADN . Protégez la fille !