Répression des actes contre-nature : le projet de loi dévoilé par Ousmane Sonko introduit un délit spécifique.

Le gouvernement sénégalais enclenche une révision à la hausse des sanctions pénales visant les relations homosexuelles. Face aux députés, le Premier ministre Ousmane Sonko a exposé les grandes lignes d’un projet de loi destiné à durcir la législation en vigueur, en allongeant les peines de prison et en élargissant le champ des poursuites.

Lors d’une séance de questions à l’Assemblée nationale tenue ce mardi, le chef du gouvernement a détaillé les nouvelles dispositions prévues par l’Exécutif. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, la peine pour « tout acte contre-nature », actuellement fixée entre un et cinq ans de prison, sera substantiellement modifiée. Le nouveau texte prévoit des condamnations allant de cinq à dix ans d’emprisonnement pour les auteurs de ces faits.

Au-delà de l’alourdissement de cette peine principale, le projet de loi élargit le périmètre de la répression. Notre rédaction note que le texte prévoit désormais de cibler expressément « toute personne qui aura fait l’apologie » de l’homosexualité. Ce délit de promotion ou de défense exposera ses auteurs à des peines comprises entre trois et sept ans de privation de liberté.

Ce nouveau dispositif pénal sera soumis au vote des parlementaires dans les prochaines semaines. Cette initiative législative intervient dans une période marquée, au Sénégal, par une série d’interpellations récentes pour présomption d’homosexualité, une vague d’arrestations ayant notamment concerné certaines personnalités publiques.

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