Rejet de la LFR : Baba Gaye dénonce les contradictions de la majorité Pastef

Le rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) par l’Assemblée nationale continue de susciter des réactions. Dans une contribution, Baba Gaye, citoyen sénégalais, pointe les contradictions de la majorité parlementaire Pastef, qui se retrouve en désaccord avec un texte défendu par son propre gouvernement. Il interpelle le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko sur la nécessité de rétablir la cohérence entre l’exécutif et les députés qui le soutiennent.

Le rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) par les députés de la majorité ouvre, selon Baba Gaye, une séquence politique qui pose la question de la cohérence et de la responsabilité au sein du pouvoir. Dans sa contribution intitulée « Rejet de la LFR : quand la majorité Pastef met son propre gouvernement à l’épreuve », il s’étonne particulièrement qu’un texte porté par l’exécutif soit rejeté par des parlementaires appartenant au même camp politique.

Pour l’auteur, cette situation soulève une interrogation fondamentale sur la capacité du gouvernement à conduire efficacement son action lorsque sa propre majorité parlementaire fait obstacle à l’examen de ses initiatives. Il estime que le désaccord entre les deux composantes du pouvoir ne doit pas se transformer en confrontation permanente, au risque de compromettre les impératifs économiques et sociaux du pays.

Baba Gaye revient également sur le rôle du ministre de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba, qui a défendu la nécessité de cette loi de finances rectificative. Tout en reconnaissant que son travail peut faire l’objet de questions, de débats et d’un contrôle parlementaire rigoureux, il s’interroge sur la pertinence d’un blocage de l’examen d’un texte aussi important pour la gestion des finances publiques.

Diomaye Faye et Ousmane Sonko interpellés

Dans sa réflexion, le contributeur ne remet pas en cause le droit des députés à contester les orientations gouvernementales. Il considère toutefois que ce droit doit s’accompagner d’une obligation de responsabilité, notamment à travers la formulation de propositions alternatives et la prise en compte des conséquences des décisions parlementaires.

C’est dans cette perspective qu’il interpelle directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko. Les deux responsables de l’exécutif sont, selon lui, face à un enjeu majeur : rétablir la cohérence entre le gouvernement et sa majorité à l’Assemblée nationale.

Baba Gaye insiste néanmoins sur la nécessité de préserver l’indépendance du Parlement dans l’exercice de sa mission de contrôle. Pour lui, une majorité parlementaire ne doit pas être une simple chambre d’enregistrement des décisions de l’exécutif. Mais les divergences entre députés et gouvernement ne devraient pas non plus déboucher systématiquement sur des crises institutionnelles.

En conclusion, l’auteur rappelle que la transparence budgétaire, le contrôle parlementaire et la responsabilité politique doivent aller de pair. Il estime que le Sénégal a davantage besoin de réponses aux préoccupations économiques et sociales que d’une confrontation permanente au sommet de ses institutions.

Il pose ainsi une question centrale : « Qui assume les conséquences lorsque ceux qui gouvernent et ceux qui soutiennent le gouvernement ne parviennent plus à avancer dans la même direction ? »

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