Réinsertion en prison : boulangeries, lait et riziculture au programme

À Dakar, le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a défendu une politique pénitentiaire qui donne une place centrale à la réinsertion. À l’ouverture de la conférence régionale, il a rappelé que « la liberté reste le principe et la détention l’exception ».

La conférence sur la réinsertion des détenus à Dakar pose aussi la question de leur avenir après la peine. Le ministre a évoqué la surpopulation carcérale et la récidive, et plaidé pour une prise en charge associant sécurité, formation professionnelle et suivi individualisé.

Comme le rapporte EMedia, le Premier ministre a autorisé le recrutement de 418 agents supplémentaires dans l’Administration pénitentiaire pour 2026. Le renforcement des effectifs doit soutenir la prise en charge des personnes détenues. La préparation de la sortie, a insisté Me Moussa Sarr, commence dès l’incarcération : « Punir ne signifie donc pas renoncer à reconstruire. »

Des activités économiques sont également développées en milieu carcéral : des boulangeries de réinsertion, une unité de production laitière et des projets de riziculture dans le nord du pays. Elles doivent permettre aux détenus d’acquérir des compétences pratiques et d’envisager des débouchés professionnels après leur libération.

Le ministre a par ailleurs mis en avant les aménagements de peine et la probation. Ces dispositifs permettent d’organiser une transition progressive vers la liberté, en tenant compte de la sécurité publique et de la prévention de la récidive.

Me Moussa Sarr a appelé les collectivités territoriales, les entreprises et la société civile à prendre part à la réinsertion, qu’aucune institution ne peut assumer seule. La conférence a réuni des experts venus d’Allemagne, du Maroc, de Tunisie et d’Algérie.

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