Réformes de l’UEMOA : pourquoi le Sénégal a perdu 2,14 points en 2025

Avant cette nouvelle évaluation, le Sénégal restait engagé dans le suivi annuel des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA. La 11e revue de cet exercice s’est tenue à Dakar, mardi 19 mai, avec un total de 145 réformes et programmes passés en revue en 2025.

Il en ressort un taux moyen de mise en œuvre de 76,45 %, contre 78,59 % en 2024, soit un recul de 2,14 points de pourcentage (Dekkbi). La rencontre a été organisée par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Cette revue annuelle a été instituée par un Acte additionnel adopté le 24 octobre 2013 par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement.

Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’UEMOA, s’est félicité du climat de travail entre les équipes sénégalaises et celles de la Commission. Il a estimé que cette 11e édition constitue un levier pour renforcer l’intégration économique dans l’espace communautaire. Il a aussi rappelé que cet exercice permet aux instances exécutives de l’Union d’apprécier les actions communes engagées dans le cadre du Traité de l’UEMOA.

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a expliqué que cette baisse s’explique par des replis relevés dans la gouvernance économique et la convergence, en baisse de 1,3 point, ainsi que dans les réformes sectorielles, en recul de 6,03 points. À l’inverse, le marché commun a progressé de 0,91 point. Le retard dans la transmission du rapport 2024 du Guichet unique de dépôt des finances publiques à la Commission de l’UEMOA est cité parmi les raisons des contreperformances en matière de gouvernance économique et de convergence.

Dans le détail, les difficultés les plus marquées concernent la culture et le tourisme, avec une baisse de 15,10 points, ainsi que l’artisanat, la qualité et le climat des affaires, en recul de 34,75 points. Mais plusieurs secteurs ont évolué favorablement. Cheikh Diba a notamment cité l’harmonisation du cadre juridique, comptable et statistique des finances publiques (+1,88 point), l’Union douanière (+4,55 points), l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’environnement (+2,12 points), le développement humain et social (+6,58 points), ainsi que l’énergie et les mines (+3,33 points).

Au final, cette revue montre une performance jugée satisfaisante par les autorités, même si la dynamique est moins élevée qu’en 2024. Le nombre de réformes évaluées a d’ailleurs augmenté, passant de 132 l’an dernier à 145 cette année, ce qui donne aussi une idée plus large des efforts de mise en œuvre suivis au Sénégal.

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