En RDC, plusieurs anciens alliés de Joseph Kabila prennent leurs distances après la formation de son front politico-militaire. D’autres se taisent. La majorité politique s’en prend à l’ex-président, que des responsables accusent de vouloir reprendre le pouvoir par les armes.
Vital Kamerhe, qui a présidé l’Assemblée nationale sous Kabila puis sous Félix Tshisekedi, qualifie de grave le choix de son prédécesseur. Il lui reproche de défendre la paix tout en privilégiant la lutte armée, lui rappelle son bilan et estime qu’aucune ambition politique ne justifie de nouvelles pertes en vies humaines.
Kamerhe évoque les familles endeuillées, les élèves privés de classe et les habitants forcés de quitter leur foyer. Il renouvelle son appui à Félix Tshisekedi, tout en plaidant pour un choix du dialogue par les responsables des groupes armés, rapporte Pressafrik.
Kamerhe et Bahati ont tous deux travaillé avec Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Ils sont originaires du Sud-Kivu, une province en partie contrôlée par l’AFC/M23.
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L’AFDC, le parti de Modeste Bahati Lukwebo, condamne également cette rébellion et dénonce les destructions ainsi que les déplacements de population. Bahati a été ministre sous Kabila puis président du Sénat sous Tshisekedi de 2021 à 2024. Son parti défend un dialogue sincère et inclusif.



