Ramadan au Sénégal : le registre spécifique qui remplace la musique festive chez les fidèles

Le mois de Ramadan au Sénégal s’accompagne d’une modification des pratiques quotidiennes, qui s’étend jusqu’aux habitudes d’écoute. Durant cette période de jeûne, les sonorités habituelles cèdent la place à un registre différent.

Selon les informations rapportées par Kawtef, de nombreux Sénégalais choisissent de délaisser les musiques jugées trop festives. L’attention se tourne vers les chants religieux, les nasheeds ou encore les khassaïdes, qui rythment désormais le quotidien.

Cette transition s’articule autour des pratiques des différentes confréries du pays. Dans la voie mouride, fondée par Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, les poèmes religieux occupent une place centrale. Leur exécution est régulièrement assurée par des formations vocales spécifiques appelées kurèel.

Du côté de la communauté tidiane, la diffusion des préceptes passe également par la voix. Les griots ont historiquement participé à la vulgarisation de l’œuvre d’El Hadj Malick Sy en adaptant ses écrits sous forme de chants.

Loin d’être écartée de la pratique religieuse, l’expression artistique constitue un canal de communication établi. Elle est mobilisée par les guides spirituels comme un outil direct pour transmettre la foi, les valeurs morales et l’enseignement aux fidèles.

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