Raids aériens sur Gaza : L’infrastructure précise visée par l’armée qui a brusquement alourdi le bilan humain ce samedi

La trêve signée le 10 octobre 2025 peine à garantir la sécurité des civils dans l’enclave palestinienne. Alors que le calme était censé prévaloir, une série d’opérations menées ce samedi par l’armée israélienne a visé plusieurs quartiers, provoquant une augmentation rapide du nombre de victimes recensées par les services de secours sur le terrain.

Le bilan s’est considérablement alourdi au fil des heures. D’après les données relayées par l’agence Anadolu, vingt-cinq Palestiniens ont perdu la vie depuis l’aube, un chiffre revu à la hausse par le Bureau des médias du gouvernement à Gaza qui faisait initialement état de 19 morts. Ces pertes humaines résultent de frappes ciblant des zones qui, selon les termes de l’accord en vigueur, ne sont pas sous occupation militaire israélienne.

L’incident le plus meurtrier de cette journée concerne une infrastructure administrative située à l’ouest de la ville de Gaza. Le bombardement du poste de police de Sheikh Radwan a causé la mort de 13 personnes, contre 7 annoncées dans les premiers rapports. La Direction générale de la police a précisé que les victimes incluent des officiers, des agents, mais également des citoyens présents dans les locaux au moment de la frappe. Les opérations de recherche se poursuivent pour extraire des disparus coincés sous les décombres de ce bâtiment détruit.

Outre les infrastructures publiques, les zones résidentielles ont été touchées. À Khan Younès, dans le sud de la bande, une tragédie familiale a été rapportée par les secouristes de l’hôpital Nasser : une frappe aérienne sur une tente dans la zone d’Asdaa a tué un homme, ses trois fils et ses trois petits-enfants. Par ailleurs, dans le quartier d’Al-Rimal, un appartement résidentiel a été visé, coûtant la vie à cinq personnes, dont trois enfants et deux femmes.

Ces événements s’inscrivent dans un contexte de fragilité persistante de l’accord de cessez-le-feu. Selon les statistiques fournies par les autorités locales, l’armée israélienne a commis 1 450 violations depuis l’entrée en vigueur de la trêve, entraînant la mort de 524 Palestiniens. Pour rappel, le conflit qui a précédé cet accord a duré deux ans, laissant derrière lui plus de 71 000 morts et des infrastructures détruites à 90 %.

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