Rabat d’arrêt : AEE Power Sénégal contre-attaque devant la Cour suprême dans l’affaire ASER …

Le dossier opposant la société espagnole AEE Power Sénégal aux autorités sénégalaises dans le cadre des marchés d’électrification rurale connaît un nouveau rebondissement, rapporte Seneweb.

En effet, l’entreprise sénégalaise a officiellement déposé, le 3 mars 2026, une requête aux fins de rabat de l’arrêt n°04 rendu le 21 janvier 2026 par la deuxième chambre civile et commerciale de la Cour suprême.

D’après la même source, cette procédure exceptionnelle, introduite au greffe central sous le numéro 099 du rôle général, vise à faire réexaminer une décision devenue particulièrement controversée dans un contentieux mêlant enjeux financiers, institutionnels et diplomatiques.

Au cœur de cette offensive judiciaire, la contestation de l’arrêt rendu par la haute juridiction sénégalaise en matière administrative. Cette démarche s’inscrit dans la continuité du litige opposant AEE Power Sénégal à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), déjà marqué par plusieurs décisions du Comité de règlement des différends (CRD) de l’ARCOP. Ces décisions avaient notamment conduit à la suspension provisoire du marché concerné, illustrant l’ampleur des tensions entre les parties.

À cela s’ajoutent des échanges de correspondances, des lettres de dénonciation et une tentative de conciliation menée par l’ARCOP, restée sans effet.
En sollicitant le rabat de l’arrêt, AEE Power Sénégal entend rouvrir le débat sur le fond, en remettant en question l’analyse des faits et des procédures faite par la Cour suprême. Cette initiative soulève des interrogations sur la solidité de la décision initiale et sur la stratégie juridique de la société espagnole, déterminée à défendre ses intérêts dans un dossier estimé à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

D’après la même source, sur le plan procédural, la requête a été notifiée aux parties adverses conformément aux dispositions de la loi organique régissant la Cour suprême. Ces dernières disposent désormais d’un délai de deux mois pour présenter leurs arguments, sous peine d’irrecevabilité.

Une échéance qui pourrait redessiner les contours de ce contentieux aux multiples ramifications.

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