Une grève de la faim, c’est d’abord une mise en jeu du corps, une situation empreinte de violence, dans son origine, son déroulement et son issue. C’est une action de parole qui vient mettre en avant une parole qui n’a jusqu’ici, pas été entendue et qui risque de ne pas l’être lorsque je vois l’évolution de la situation de PROS.
BASES CLINIQUES
Le corps a besoin d’un apport minimal, de 1200 à 1800 kcal/jour, essentiellement sous forme de sucres. Une pizza apporte 1.000 à 1.200 kcal, soit environ 200 à 300 kcal pour 100g et un burger de taille moyenne renferme environ 350 à 400 kcal, et cela peut aller jusqu’à 600 kcal pour un triple cheese !
1 – La première phase, assez courte, se caractérise par la consommation des réserves en sucres, peu importantes et destinées à faire face à des besoins ponctuels.
2 – La deuxième phase correspond à la consommation des graisses, de durée variable et dépend de la masse grasse totale : elle sera donc longue chez les obèses, beaucoup plus courte chez les maigres.
3 – La troisième correspond à la consommation des protéines, et touche donc les tissus « nobles » de l’organisme de manière progressivement irréversible.
LES CONSEQUENCES CLINIQUES
1 – Les premiers jours sont d’habitude assez bien supportés, malgré la sensation de faim et des spasmes gastriques importants, symptômes qui disparaissent après une dizaine de jours.
2 – Jusqu’à 3-4 semaines de jeûn, le poids diminue de manière régulière (10-20 kg en un mois), et plusieurs symptômes pénibles se développent : chute de la tension avec vertiges surtout en position debout (forçant à la position couchée), bradycardie (coeur lent), diminution de l’activité, des capacités de réflexion, fatigue extrême, douleurs musculaires, crampes abdominales, insomnies, maux de tête, etc.
3 – La phase de maladie apparaît ensuite, avec des dégâts parfois irréversibles : vomissements, problèmes d’audition, hémorragies, troubles du comportement et lésions cérébrales.
4 – La dernière phase (terminale), pouvant commencer dès le 40ème jour : confusion, somnolence, troubles respiratoires et coma, le tout pouvant entraîner la mort en quelques heures.
DE LA VIOLENCE
Le point de départ de cette grève de la faim, c’est la violence. Issue d’une violence d’Etat, l’action du PROS est le signe d’une souffrance qu’il retourne contre lui-même. Le pouvoir et ses alliés ( J’ai écouté un leader de LD, M. SARR hier) essaie de mettre en exergue l’aspect violent de cette action « hors-la-loi », qu’il qualifie de « chantage ». Le pouvoir de Macky Sall va désormais compter sur les médecins, victimes par ailleurs de la même violence d’état, pour éviter la catastrophe. Un vrai paradoxe.
UNE ACTION DE PAROLE
Le danger physique dans lequel s’est mis le PROS, est un cri lancé à la face de la société sénégalaise. Il ne s’agit pas d’endurer une souffrance faute de mots, ici, il s’agit plutôt de lancer une parole ultime qui vient s’ajouter à d’autres paroles parce que celles-ci n’ont jusque là pas été entendues. Quoi qu’il en soit, moi je pense que le seul et unique responsable de cette situation reste et demeure Macky Sall.
Dr Boubacar Signaté*
Macky Sall veut s’accrocher au pouvoir
Les africains sont affamés de pouvoir. Chacun veut être devant chacun veut diriger. Suivons ce qui se passe en Afrique. On laisse même pas ceux qui ont gagner gouverner. Comme les militaires sont armés ils s’emparent des pouvoirs.
La grève de la fin est le résultat d’un sentiment de culpabilité. C’est irresponsable de vouloir se défendre en justice en procédant à une grève de la faim qui a coup sur va détruire ton corps à un niveau irréversible.
Nous regrettons d’avoir élu Macky comme président.
Vraiment une personne sans cœur et méchante.
Juste pour pour des questions de pouvoirs Macky veut souffrir les Sénégalais quoi.
Ousmane il a le sang de Diola,il ne lâche pas mais je prie qu’il arrête la grève de la faim.Des millions de sénégalais comptent sur lui.
Un jour ça va aller