L’Autorité nationale de biosécurité (ANB) prévoit de lancer cette année une étude nationale pour vérifier si des organismes génétiquement modifiés, appelés OGM, sont présents ou non dans les produits importés au Sénégal. L’annonce a été faite mardi à Thiès par son directeur exécutif, Aliou Ndiaye.
Intervenant lors d’une réunion d’animation scientifique et de sensibilisation à l’École nationale supérieure d’agriculture, il a expliqué, selon APS, qu’aucune base scientifique ne permet aujourd’hui d’affirmer clairement s’il existe ou non des OGM dans le pays. Un OGM est un organisme dont le matériel génétique a été modifié à l’aide de biotechnologies modernes.
Une incertitude que l’ANB veut documenter
Cette absence de données pousse l’institution à envisager une vérification à l’échelle nationale, centrée sur les produits importés au Sénégal (ANB). La rencontre organisée à Thiès visait les acteurs du secteur primaire de la région, notamment les agriculteurs, les éleveurs et les pisciculteurs.
Aliou Ndiaye a rappelé que l’ANB a pour mission d’encadrer et de réguler les biotechnologies modernes, afin d’en garantir une utilisation sécurisée. L’objectif, a-t-il précisé, est d’éviter tout effet négatif sur l’environnement, la santé humaine et la santé animale.
Le directeur exécutif de l’ANB a aussi souligné que les OGM ne doivent pas être abordés de manière exclusivement négative. Selon lui, toute technologie peut comporter des risques d’usage, comme c’est aussi le cas pour certains médicaments pouvant provoquer des effets indésirables.
Pour illustrer son propos, il a cité l’insuline utilisée par les diabétiques insulino-dépendants, qu’il a présentée comme un produit issu d’une bactérie génétiquement modifiée. Il a toutefois insisté sur un point : en l’absence d’études scientifiques menées au Sénégal, il n’est pas possible, à ce stade, de conclure de façon rigoureuse sur la présence ou l’absence d’OGM dans le pays.