Face à l’escalade des prix du pétrole sur le marché mondial, le gouvernement allemand a clarifié sa position devant le Bundestag. Mercredi, le chancelier Friedrich Merz a exclu le recours systématique aux deniers publics pour amortir le choc énergétique, orientant plutôt son action vers une résolution diplomatique d’envergure.
Lors de son intervention face aux parlementaires, le chef du gouvernement a été catégorique sur les limites des interventions étatiques. « Nous ne pouvons pas compenser chaque hausse des prix par des mesures fiscales ou budgétaires », a-t-il affirmé. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Friedrich Merz estime que le seul véritable moyen de maîtriser les coûts de l’énergie réside dans la fin de la guerre impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël.
Pour atteindre cet objectif, Berlin déploie une intense activité diplomatique. Le chancelier a précisé avoir fait part de ses vives inquiétudes concernant les risques économiques mondiaux directement au président américain Donald Trump. Cette démarche s’inscrit dans un cadre plus large, impliquant une coordination étroite avec l’Union européenne, le Royaume-Uni et la Norvège, afin de convaincre Washington et Tel-Aviv de privilégier une issue négociée. Une dynamique qui s’inscrit dans le sillage des récentes tractations de paix impliquant Washington dans la région.
L’optimisme reste toutefois mesuré du côté de l’exécutif allemand. Si les efforts de la chancellerie sont concentrés sur la persuasion des alliés occidentaux, Friedrich Merz a reconnu que la cessation des hostilités dépend inévitablement de la volonté de toutes les parties prenantes. Sur ce point, le dirigeant allemand a souligné que l’Iran ne semble pas, à l’heure actuelle, disposé à emprunter la voie de l’apaisement.