Le prochain sommet du G7, prévu du 15 au 17 juin à Évian en France, se tiendra sans la participation de l’Afrique du Sud. Alors qu’une invitation avait été initialement envisagée par l’Élysée, la présidence sud-africaine a officialisé son absence en pointant du doigt une manœuvre diplomatique décisive venue de Washington.
Le chef de l’État sud-africain, Cyril Ramaphosa, a été définitivement écarté de la liste des convives de ce grand rendez-vous des économies avancées. Selon les déclarations de Vincent Magwenya, porte-parole de la présidence sud-africaine, relayées par l’agence Anadolu, cette mise à l’écart découle d’une pression directe des États-Unis. « On nous dit que les Américains ont menacé de boycotter le sommet du G7 si l’Afrique du Sud était invitée. Dès lors, l’Afrique du Sud ne participera pas à cette rencontre », a-t-il précisé ce jeudi.
Cette situation marque un revirement par rapport aux discussions antérieures. Le président français Emmanuel Macron avait personnellement convié son homologue sud-africain lors du sommet du G20 organisé fin 2023. Du côté de Paris, un conseiller de l’Élysée a confirmé lors d’un point presse que Cyril Ramaphosa, à l’instar du président ukrainien Volodymyr Zelensky, n’avait finalement pas reçu d’invitation officielle pour ce sommet. Malgré cette annulation, Pretoria a tenu à préciser que cet incident n’affectera pas la solidité des relations bilatérales avec la France.
Ce développement s’inscrit dans le prolongement d’une crise ouverte entre l’Afrique du Sud et la nouvelle administration américaine dirigée par Donald Trump. Les tensions avaient atteint un pic en novembre lors du sommet du G20 à Johannesburg. Washington avait alors refusé d’envoyer un représentant de haut niveau pour la passation de la présidence tournante, le président américain accusant Pretoria de violations des droits à l’encontre de la minorité blanche afrikaner.
Le bras de fer s’était intensifié en décembre avec les déclarations du secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui accusait l’Afrique du Sud de saboter les communiqués du G20. En réponse, le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ronald Lamola, avait fustigé les « doubles standards » américains, affirmant que le monde était fatigué des leçons de démocratie émanant de Washington.
Am Fayda daal baaxna. Ces sauvages du genre nouveau pensent pouvoir dicter leur loi au monde entier. La terre du globe est entrain de se dérober sous leurs pieds et ils le savent.