Une délégation d’officiels russes est arrivée aux États-Unis pour une série de rencontres avec leurs homologues américains. Ce déplacement, entamé jeudi, constitue la première visite de ce type depuis la dégradation des relations bilatérales liée à la guerre en Ukraine.
Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que Moscou espère que ces premières démarches contribueront à la relance de l’engagement bilatéral. Il a précisé que le président Vladimir Poutine a fixé les directives principales pour ce voyage et sera tenu informé en détail des échanges.
Cette visite intervient dans un contexte de gel des pourparlers parrainés par les États-Unis pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Les multiples sessions de négociations organisées depuis le retour du président américain Donald Trump à la Maison Blanche n’ont pas permis de sortir de l’impasse, le Kremlin excluant tout compromis visant à stopper son offensive. Sur le terrain, la Russie a mené cette semaine l’une de ses plus vastes attaques aériennes, lançant 948 drones en 24 heures tout en redéployant troupes et équipements vers la ligne de front.
Parallèlement, la dynamique diplomatique et militaire est affectée par les tensions au Moyen-Orient. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lancé un nouvel appel à ses alliés pour l’approvisionnement en munitions de défense antiaérienne. Il a averti que Kiev, qui dépend des systèmes américains pour contrer les missiles balistiques, fera face à un déficit de missiles pendant que Washington concentre son attention sur le conflit impliquant l’Iran et Israël. Des discussions entre l’Ukraine et les États-Unis, tenues samedi en Floride, se sont d’ailleurs achevées sans produire la garantie de sécurité réclamée par Kiev.
Enfin, la Russie, alliée de Téhéran, est pointée du doigt par les services de renseignement occidentaux comme l’un des soutiens du gouvernement iranien. Un rapport du quotidien britannique Financial Times a affirmé mercredi que Moscou était sur le point de finaliser une livraison de drones à l’Iran. Interrogé sur ces allégations, Dmitri Peskov les a rejetées, demandant de ne pas prêter attention à ce qu’il qualifie de mensonges diffusés par la presse.