Le 13 mai 2026, les investigateurs principaux d’Afrique One-REACH doivent se retrouver à huis clos au Sénégal pour discuter des orientations stratégiques futures du consortium et de la progression académique et professionnelle des boursiers. Cette séquence clôt une rencontre marquée à la fois par des travaux de recherche et par des questions de gouvernance.
Avant cette réunion finale, du 9 au 12 mai, les boursiers venus de plusieurs pays africains ont présenté leurs projets sur l’approche « Une Seule Santé » aux investigateurs principaux, aux directeurs de thèse sélectionnés et aux membres du conseil scientifique consultatif. Le programme avait commencé plus tôt, du 4 au 8 mai, par une école d’été consacrée aux projets de recherche en santé unique.
Au fil de cette rencontre tenue du 4 au 13 mai 2026 au Sénégal, que Lactuacho rapporte comme coorganisée par l’École Inter-États des Sciences et Médecine Vétérinaires, Afrique One-REACH et le Centre Suisse de Recherche Scientifique en Côte d’Ivoire, plusieurs modules de formation ont été proposés. Ils portaient sur les visites de terrain, les méthodes d’analyse de données, la modélisation en groupe, l’accompagnement sur les propres données des boursiers ainsi que la rédaction scientifique.
Prenant la parole durant l’événement, Dr Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, a rappelé la place de la prévention dans la politique nationale de santé. Il a insisté sur la nécessité d’investir dans la préparation et la riposte face aux pandémies et aux maladies émergentes, en s’appuyant sur des données scientifiques factuelles, promptes et actualisées.
Le ministre a aussi estimé que lesïforts devaient porter sur le renforcement des capacités du personnel de santé et sur la valorisation des résultats de la recherche scientifique. Dans le même temps, Pr Bassirou Bonfoh, directeur du consortium Afrique One, a présenté le programme comme un cadre de renforcement des capacités pour des étudiants de master, doctorat et postdoctorat venus de plusieurs pays africains.
Cette dynamique de formation contraste avec les obstacles relevés sur le terrain institutionnel. Pr Bassirou Bonfoh a expliqué que le défi n’était plus seulement scientifique, mais aussi organisationnel, les difficultés apparaissant surtout dans la coordination entre les secteurs et les institutions.
Dr Prisca Ndour, vétérinaire épidémiologiste et enseignante-chercheuse à l’EISMV de Dakar, a pour sa part défendu une approche devenue, selon elle, indispensable. Elle a rappelé que la plupart des maladies émergentes sont considérées comme étant à plus de 60 % d’origine animale, avant de souligner qu’après une longue période de travail en silo, la collaboration entre santé humaine, santé animale et environnement est désormais essentielle.