Pour contrer la haine antimusulmane, António Guterres adresse une requête précise aux plateformes numériques

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie, observée le 15 mars, le Secrétaire général des Nations Unies a dressé un constat préoccupant concernant la situation de plus de deux milliards de musulmans à travers le monde. António Guterres a mis en évidence une série de discriminations systémiques avant d’interpeller directement les gouvernements et les acteurs technologiques.

Selon les éléments rapportés par Agence Afrique, la communauté musulmane mondiale reste confrontée à une discrimination institutionnelle persistante. Le patron de l’ONU a détaillé plusieurs manifestations de ce phénomène, incluant l’exclusion socioéconomique, des politiques d’immigration biaisées, ainsi que des pratiques de surveillance et de profilage injustifiées. Ces dynamiques, nourries par une rhétorique hostile, conduisent régulièrement à des actes de harcèlement et à des violences visant les individus et leurs lieux de culte.

Pour inverser cette trajectoire, António Guterres a formulé des directives précises. Il exhorte d’abord les gouvernements à assumer leurs responsabilités fondamentales en protégeant la liberté de religion et en assurant le respect du droit international. Ensuite, une demande spécifique est adressée aux plateformes numériques : ces entreprises technologiques sont appelées à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour supprimer de leurs réseaux les discours haineux et les contenus constitutifs de harcèlement fondés sur la religion.

Sur le plan institutionnel, la réponse de l’ONU s’organise avec la nomination, actée pour mai 2025, du Haut-Représentant pour l’Alliance des civilisations au poste d’Envoyé spécial des Nations Unies pour la lutte contre l’islamophobie. Cette nouvelle fonction a pour objectif de structurer et de coordonner la riposte à l’échelle planétaire.

« En cette Journée internationale de lutte contre l’islamophobie, réaffirmons notre engagement en faveur de l’égalité, des droits humains et de la dignité de chacun et chacune, quelle que soit sa religion. Éradiquons le fléau de l’islamophobie de tous les pays et de toutes les communautés », a conclu le Secrétaire général.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire